Covid-19: les services de réanimation et le spectre de la saturation

Prise en charge d'un patient atteint du Covid-19, dans une unité hospitalière.  . DR

Revue de presseKiosque360. Le spectre de la saturation plane sur les services de réanimation du pays, notamment ceux de Casablanca et Marrakech.

Le 09/08/2021 à 19h41

Difficile période pour les différents services de réanimation du pays, notamment ceux de Casablanca et de Marrakech. Alors qu’il atteint 44,7% de manière générale, le taux d’occupation dépasse 85% dans les deux villes. La saturation des services de réanimation, soit à 100%, est attendue pour les deux prochains jours, ce qui signifie que les hôpitaux de la métropole et de la ville ocre ne pourront plus accueillir les cas graves. 

Dans sa livraison du 10 août, le quotidien Al Ahdath Al Maghribia revient sur le spectre de la saturation qui plane sur les services de réanimation des hôpitaux marocains, en particulier ceux de Casablanca et de Marrakech. Des spécialistes interrogés par le quotidien affirment, à ce propos, qu’il sera très difficile, prochainement, de trouver un lit en service de réanimation. Le professeur Moulay Saïd Afif, membre du comité scientifique et technique, a ainsi révélé des chiffres qui témoignent de la rechute épidémiologique au Maroc, après l’augmentation des contaminations au Covid-19 durant ces dernières semaines. 

D’après Al Ahdath Al Maghribia, la majorité des personnes hospitalisées en services de réanimation est constituée de personnes âgées de plus de 50 ans non-vaccinées, de patients âgés de 30 à 44 ans et de femmes enceintes, sans compter les personnes diabétiques et atteintes d’obésité, dont la majorité n’a pas été vaccinée. 

Dans sa déclaration au quotidien, le professeur Moulay Saïd Afif a insisté sur l’importance de la vaccination, tout en précisant que le risque de contamination d’une personne vaccinée est 12 fois inférieur à celui d’une personne non-vaccinée. Ce membre du comité scientifique et technique a rappelé, en outre, que le vaccin n’empêchait pas la transmission du virus ni sa neutralisation. D’où l’importance du respect des gestes barrières, du port du masque et de la distanciation sociale. 

Le professeur Hicham Sbai, lui, a affirmé que 98% des personnes contaminées n’ont pas été vaccinées, que 90% d’entre elles sont arrivées à l’hôpital dans un état avancé, alors que le virus s’est propagé à 75% au niveau des reins de 92% des personnes actuellement contaminées. Des chiffres qu’il avance pour mettre en garde contre le danger de la situation épidémiologique du Royaume, en vue d’inciter les gens à respecter les gestes barrières. 

Par Khalil Rachdi
Le 09/08/2021 à 19h41