Covid-19 au Maroc: le ministère de la Santé avertit d'une cinquième vague, probable à partir de fin octobre

Le Dr Mouad Merabet est le coordonnateur du Centre national des opérations d’urgence de santé publique du ministère de la Santé. . Ministère de la Santé / Royaume du Maroc

Selon le Dr Mouad Merabet, coordonnateur du Centre national des opérations d'urgence de santé publique du ministère de la Santé et de la Protection sociale, «il est très probable qu'une cinquième vague de transmission communautaire du virus (Covid-19, Ndlr) soit attendue, à partir de fin octobre et début novembre de cette année».

Le 23/08/2022 à 14h34

Dans un bref commentaire épidémiologique posté sur LinkedIn, le Dr Mouad Merabet, coordonnateur du Centre national des opérations d'urgence de santé publique du ministère de la Santé et de la Protection sociale, a alerté sur une cinquième vague probable à partir de fin octobre et début novembre.

«Le mieux que l'on peut faire actuellement est d'élever le niveau d'immunité de la population contre le Covidose grave, en particulier chez les personnes âgées et celles ayant des malades chroniques, en complétant le schéma de vaccination, avec les doses booster et rappel», a-t-il indiqué.

Le coordonnateur du Centre national des opérations d'urgence de santé publique a, par ailleurs, signalé que la situation épidémiologique se caractérise par l'amélioration continue de l'ensemble des indicateurs aussi bien de contamination, de gravité et de mortalité. Le taux de positivité hebdomadaire est ainsi passé de 1,8% à 1% et toutes les régions du Maroc sont au niveau vert faible de transmission virale.

Le nombre de nouveaux cas de Covidose grave s’inscrit également dans une tendance baissière, avec 13 nouveaux cas recensés. Un seul décès a été enregistré, contre 12 décès la semaine dernière, ajoute ce médecin, signalant qu'à l'échelle mondiale, l'émergence d'un nouveau variant n'a pas été signalée. Omicron continue donc d’être le variant prédominant (99% des cas signalés, le sous-variant BA.5 est présent à 74%).

«Si la situation génomique se poursuit dans cet état, il est peu probable qu'une nouvelle vague se produise dans notre pays à court terme», a-t-il fait observer. 

Par Hajar Kharroubi
Le 23/08/2022 à 14h34