Le président de l’Association nationale des fonctionnaires des collectivités territoriales au Maroc, Hassan Belboudali, estime que «la nécessité d’asseoir une réelle justice salariale et l’amélioration du cadre professionnel et administratif des fonctionnaires constituent les deux principaux piliers de la réforme de la fonction publique communale».
Dans une déclaration au quotidien Assabah dans son édition du jeudi 15 janvier, Belboudali souligne que «la problématique du remplacement de milliers de cadres et de fonctionnaires communaux atteignant la limite d’âge ne sera facilement envisageable et réalisable qu’à travers une réforme du statut, avec des précisions relatives aux missions et aux fonctions, en plus de motivation et de stabilité professionnelle».
Dans ce sillage, il a fait remarquer que «les lauréats des universités, des instituts supérieurs et des grandes écoles évitent le travail au sein des collectivités territoriales à cause de ces conditions et préfèrent la fonction publique, qui leur permet de développer leur parcours professionnel et d’améliorer leur situation sociale».
Pour que la fonction publique communale puisse attirer des cadres et des compétences, le président de l’Association nationale des fonctionnaires des collectivités territoriales au Maroc estime que cela reste tributaire de l’amélioration du système de motivation financière, administrative et professionnelle.
Cette sortie du président de l’Association nationale des fonctionnaires des collectivités territoriales au Maroc est intervenue après la déclaration du ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, faisant savoir que pas moins de «28 000 fonctionnaires des collectivités territoriales partiront à la retraite dans les cinq prochaines années». Il a également souligné que, pour assurer la continuité des services et garantir leur qualité, au moins 15 000 fonctionnaires partants seront remplacés dans les cinq prochaines années.
En ce qui concerne le statut particulier des employés des collectivités territoriales, rappelle le quotidien, «e ministre de tutelle a indiqué qu’après une série de rencontres avec les partenaires sociaux à propos de leurs revendications, une approche participative sera de mise pour l’élaboration de la réglementation relative au personnel communal».






