Casablanca: un code couleur et un vaste chantier pour harmoniser les façades

L'harmonisation des façades des bâtiments casablancais concernera, en premier lieu, le Centre-Ville. (S. Bouchrit/Le360)

Le 28/03/2026 à 13h48

VidéoCasablanca s’apprête à transformer son paysage urbain. La municipalité lance une vaste opération de rénovation des façades, assortie d’un code chromatique unifié et d’une mobilisation des habitants. Entre incitation et accompagnement, la ville entend restaurer une cohérence esthétique à l’échelle de la métropole.

La ville de Casablanca s’apprête à lancer une opération d’envergure visant à transformer l’aspect de ses immeubles. Dans un premier temps, l’initiative ciblera le centre-ville, avant d’être progressivement étendue à l’ensemble de la métropole.

Selon Moulay Ahmed Afilal, vice-président du Conseil de la ville, la démarche est déjà enclenchée: «Nous avons commencé à repeindre en blanc les façades des immeubles du centre-ville de Casablanca, avec l’objectif d’élargir ensuite l’opération à l’ensemble des quartiers.» Il précise que la décision sera officiellement entérinée lors de la prochaine session du Conseil.

Un code chromatique a été défini: blanc et gris pour les façades, marron pour les portes et fenêtres, et teinte argentée pour les menuiseries en aluminium. L’objectif est d’assurer une cohérence visuelle à l’échelle de la ville.

Les habitants seront appelés à participer à la rénovation des façades de leurs immeubles. Toutefois, Moulay Ahmed Afilal se veut rassurant: «Nous inviterons les habitants à procéder aux travaux de peinture. En cas de refus, la commune prendra en charge une partie de l’opération

De son côté, Mostapha Limina, conseiller au Conseil d’arrondissement du Maârif, se montre optimiste quant aux retombées de cette initiative: «Nous espérons que cette décision constituera une véritable valeur ajoutée. Les citoyens sont appelés à s’impliquer dans cette opération». Il précise également que les recommandations émises par les membres de la commission seront prises en compte.

Par Fatima El Karzabi et Said Bouchrite
Le 28/03/2026 à 13h48