Allégations de mauvais traitements du détenu Taoufik Bouachrine: la DGAPR répond à des médias français

Mohamed Salah Tamek, délégué général de l'Administration pénitentiaire et de la Réinsertion. . DR

Plusieurs médias français ont récemment relayé des allégations de mauvais traitements qui auraient été infligés au détenu Taoufik Bouachrine. Voici la réponse de la Délégation générale de l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR), qui réfute en bloc ces accusations.

Le 19/05/2023 à 13h13

Dans un communiqué diffusé ce vendredi 19 mai, la Délégation générale de l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) a tenu à répondre aux allégations concernant de présumés mauvais traitements infligés au détenu Taoufik Bouachrine, qui aurait été empêché de recevoir des soins médicaux.

La DGAPR affirme dans ce sens avoir diffusé un précédent communiqué, en date du 13 mai 2023, dans lequel elle avait expliqué que ledit détenu avait refusé d’être examiné dans un hôpital à l’extérieur de la prison menotté et portant l’habit de détenu, comme cela est stipulé par la loi.

Taoufik Bouachrine, qui argue que porter un tel habit et des menottes était une atteinte à sa dignité, avait bel et bien quitté la prison avec le même habit, et avec des menottes aux poignets, à 11 reprises pour des examens médicaux ou des soins, précise la DGAPR.

Malgré ces précisions, certains médias français ont persisté dans la diffusion de «mensonges et de fausses informations allant jusque’à évoquer de mauvais traitements», ajoute le communiqué de la DGAPR, qui nie catégoriquement de telles allégations et affirme réserver à tous les prisonniers, sans distinction, un traitement humain qui préserve leurs droits et leur dignité.

«Porter atteinte à l’image du Maroc»

Dans ce sens, la DGAPR s’interroge sur «les parties qui poussent la famille de Bouachrine à parler de mauvais traitements» en ce moment précis, sachant «qu’il n’a jamais été victime de tels traitements depuis son incarcération» et que sa famille n’a jamais présenté de plainte dans ce sens.

Le même communiqué accuse au passage certains médias français d’exploiter les allégations de la famille du détenu et de certains «militants suspects» pour porter atteinte à l’image de la DGAPR en particulier, et à celle du Maroc en général.

Par Rahim Sefrioui
Le 19/05/2023 à 13h13