La circonscription électorale du quartier de l’Océan à Rabat est connue pour être un laboratoire où les partis politiques expérimentent leurs stratégies de choix des candidats à chaque échéance électorale. C’est ce qui en fait un terrain de bataille électorale très disputé entre les figures les plus en vue des principaux partis politiques du pays. Ainsi, selon le quotidien arabophone Al Akhbar, dans son édition du mercredi 18 mars, la première candidature de poids déjà annoncée est celle du secrétaire général du Parti du progrès et du socialisme (PPS), Mohamed Nabil Benabdellah, qui a décidé de se lancer dans la course aux législatives à partir du quartier de l’Océan dans la capitale du Royaume. Cette candidature interviendrait dans le cadre de la stratégie du PPS visant à renforcer sa présence au niveau de la ville de Rabat, afin de booster le nombre de ses élus au sein du prochain parlement.
De son côté, l’ancien ministre et dirigeant au sein de l’Union socialiste des forces populaires (USFP), Abdelkrim Benatik, serait candidat à l’investiture de son parti pour se présenter aux législatives au niveau de l’Océan. Driss Lachgar, premier secrétaire de l’USFP, compte beaucoup sur cette candidature de Benatik, bien que ce dernier ait disparu des radars depuis l’intermède de l’expérience de l’alternance politique de la fin des années 90 du siècle dernier. Lachgar compte aussi sur la candidature de son fils, Hassan Lachgar, qui sera candidat à Rabat-Chellah, pour remporter un autre siège parlementaire dans la capitale.
Le Parti authenticité et modernité (PAM) mise, lui, sur l’actuel membre de la direction collégiale du parti et ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Mohamed Mehdi Bensaid, pour être candidat à l’Océan, où il a déjà remporté un siège lors des précédentes législatives.
Le Rassemblement national des indépendants (RNI), chef de file de la majorité sortante, a choisi comme candidat dans la «circonscription de la mort» le coordinateur régional du parti, Saad Benmbarek. Il veut ainsi tirer profit de son vaste réseau relationnel et de son carnet d’adresses très garni pour gagner un siège de parlementaire à l’Océan, malgré la forte concurrence. Surtout que le parti de l’Istiqlal n’a pas encore dévoilé ses cartes, choisissant une autre stratégie, celle de l’attentisme, en vue de lancer, à son tour, un candidat de poids. Le PI se base en général sur des études internes afin de mesurer la popularité et les soutiens à ses candidats avant de les investir.
C’est dire que la circonscription de l’Océan à Rabat connaît une concurrence électorale acharnée entre de grandes figures politiques du RNI, du PPS, de l’USFP, du PAM, de l’Istiqlal, en attendant d’autres candidats, non moins importants, issus de partis comme le Mouvement populaire (MP) ou le Parti de la justice et du développement (PJD).








