La majorité gouvernementale en pleine tourmente

Aziz Akhannouch entouré des représentants des partis de la majorité, à Rabat le 4 mars 2024.

Aziz Akhannouch, chef du gouvernement, entouré des représentants des partis formant la coalition gouvernementale, à Rabat, le 4 mars 2024.

Revue de presseLa coalition gouvernementale, composée du RNI, du PAM et du PI, serait secouée par une crise silencieuse qui prendra d’autres dimensions polémiques et politiques après le Ramadan et l’ouverture de la session du printemps du Parlement. Les détails dans cette revue de presse qui provient du quotidien Assabah.

Le 18/02/2026 à 19h45

Une nouvelle crise silencieuse secoue aujourd’hui la coalition gouvernementale et pourrait s’amplifier après le mois sacré du Ramadan et l’ouverture de la session du printemps du Parlement. Les prémices de cette crise étaient annoncées par les conclusions de la réunion, mardi, du bureau politique du parti authenticité et modernité (PAM). D’après les sources du quotidien Assabah de ce jeudi 19 février, «la direction du PAM a saisi l’occasion de cette réunion de l’instance exécutive du parti pour exprimer sa solidarité avec le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi au sujet du virage qu’a emprunté le projet de loi N° 66.23 régissant la profession d’avocat». Ce point, indiquent les mêmes sources, a été longuement débattu pendant la réunion, même si le communiqué rendu public à l’occasion n’en faisait pas écho.

À ce propos, poursuit Assabah, «le communiqué du PAM s’est juste contenté de rappeler son engagement du respect des principes de la «Charte de la majorité», signée au début du mandat gouvernemental par le Rassemblement National des Indépendants (RNI), le Parti Authenticité et Modernité (PAM) et le Parti de l’Istiqlal (PI)».

Autant dire que le PAM rappelle la teneur de la Charte qui exprime la volonté commune des trois partis d’œuvrer de concert dans un cadre de collaboration et de solidarité. Après cette mise au point politique, fait remarquer le quotidien, le communiqué a salué l’initiative du parlement de mener une médiation entre le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, et l’Association des barreaux du Maroc (ABAM), en vue de dégager des convergences afin de trouver un terrain d’entente et faire aboutir le projet de loi N° 66.23 régissant la profession d’avocat.

Cette initiative de médiation entre les deux parties a été sapée, laisse entendre la direction du PAM, sans indiquer la partie qui en était responsable, alors que tout le monde parle du chef du gouvernement qui est intervenu pour trouver une issue à la crise, indiquent les mêmes sources.

Par La Rédaction
Le 18/02/2026 à 19h45