Dans une interview accordée au quotidien Al Ahdath El Maghribia, et publiée dans son édition du vendredi 27 février, l’opposant algérien Anouar Malek, répondant à la question de savoir pourquoi les Algériens sont de plus en plus nombreux à soutenir la marocanité du Sahara, explique que c’est parce que, d’une part, ils refusent, par conviction politique profonde, de considérer le Maroc comme un ennemi.
«Tout comme l’élite marocaine, celle algérienne est convaincue que la sécurité de chacun des deux pays est intimement liée à celle de l’autre». De même, aucun des deux pays ne peut réellement devenir une puissance régionale sans unir ses forces avec l’autre. C’est ce qu’a toujours prôné le Maroc à travers sa politique de la main tendue du roi Mohammed VI.
D’autre part, les Algériens, qui n’ont jamais cru à l’utopique création d’une entité fantoche entre le Maroc et la Mauritanie, ont clairement constaté que la politique haineuse prônée par leur régime militaire à l’égard du Maroc est derrière la dilapidation des richesses du pays pour financer une politique antimarocaine, qui a fini par discréditer l’image de l’Algérie à l’international et freiner son développement socio-économique.
À travers le monde, et particulièrement dans le monde arabo-islamique, l’Algérie est généralement perçue comme un «pays qui mène une politique haineuse contre tous ses voisins, dont il ne respecte pas l’intégrité territoriale», affirme Anouar Malek.
Le régime algérien a atteint le summum de la haine marocaine quand il a tenté de créer un mouvement séparatiste dans la région du Rif. Cette manœuvre a été un échec total, d’autant plus, déclare Anouar Malek, que «je me suis moi-même rendu dans la région du Rif, et je n’ai jamais vu plus patriotes que les Rifains qui défendent mordicus l’unité du Royaume du Maroc».
Pour les Algériens d’aujourd’hui, leur pays a été saigné à blanc par les généraux, qui ont dilapidé ses richesses au profit du «Polisario». En effet, «les dirigeants de ce mouvement séparatiste profitent des richesses de l’Algérie beaucoup plus que les Algériens eux-mêmes», note Malek. Les populations sahraouies de Tindouf, elles, sont des victimes. «Et j’insiste sur ce point, ces populations ne sont pas seulement séquestrées, mais également prises en otages dans les camps de Tindouf, d’abord par les milices séparatistes qui quadrillent ces camps, ensuite par l’armée algérienne, qui encercle aussi bien les milices du Polisario que les Sahraouis des camps», précise Malek. Une façon pour l’Algérie d’empêcher les Sahraouis de chercher toute solution avec le Maroc autre que celle que leur dictent les généraux algériens.
Pour Anouar Malek, le régime algérien a échoué à semer la haine du Maroc chez les Algériens, malgré les centaines de milliards de dollars dépensés à cet effet. Il n’y a qu’à voir la diaspora des deux pays, où les mariages entre Marocains et Algériennes, et vice versa, restent une pratique très courante. Mais pour faire croire à une haine ambiante des Algériens contre les Marocains, le régime algérien utilise couramment ses «mouches électroniques», qui ne sont autres que des militaires dont le rôle est de noyer les réseaux sociaux de messages insultants et haineux contre le Maroc. Cela, sans parler des porte-voix que le «système» a engagés au sein des médias, surtout audiovisuels, locaux et auxquels il ordonne d’insulter quotidiennement le Maroc par le biais de fake news. «Or, si demain le régime algérien ordonne à ses mouches de dire du bien du Maroc, elles retourneront immédiatement leur casaque», conclut Anouar Malek.








