Au cours de sa dernière session, les membres du Conseil communal de Casablanca ont décidé de différer l’examen et le vote concernant un projet d’accord de partenariat entre le ministère de la Communication et la wilaya de la région. D’un budget de 150 millions de dirhams, l’accord vise à créer un espace dédié aux jeux électroniques dont la gestion déléguée serait confiée à Casa Aménagement.
Initialement conçu comme une initiative pour les jeunes, ce projet a fait l’objet d’une vive controverse parmi les membres de cette assemblée, relaie Al Ahdath Al Maghribia de ce lundi 9 février. Des membres de la commission des affaires sportives et culturelles contestent le fait que ce projet ait été attribué à celle dédiée à la coopération et au partenariat, au détriment de leurs prérogatives. Les vifs débats ont été accentués par l’absence remarquée des membres de la Fédération royale marocaine des jeux électroniques, qui est pourtant une institution faisant référence dans cette activité.
Par ailleurs, les membres du conseil ont également reporté l’adoption des nouvelles procédures à adopter à propos de la propreté urbaine, dont le budget annuel est supérieur à 1,2 milliard de dirhams. Reporté pour la deuxième session de ce mois de février, ce report fait suite à une demande formulée par le groupe des élus du Parti de la justice et du développement (PJD) et de différents conseillers élus parmi les partis formant la coalition à la tête de ce conseil communal. Nabila Rmili, maire de Casablanca y a favorablement accédé, demandant d’en recevoir une version formulée en arabe plutôt qu’en français.
Cette session a également été marquée par un échange tendu entre la maire et des élus de l’opposition, concernant un mandat confié à Casa Ressources, chargée d’accompagner, de suivre et d’évaluer la gestion déléguée du zoo d’Ain Sebaa. Alors que Nabila Rmili y voyait un moyen de mieux contrôler les recettes de l’établissement, des élus du PJD (opposition) ont dénoncé un «contournement des prérogatives originelles de la société pour des raisons politiques», ce qui a entraîné «une confusion dans la gestion des biens de la commune».
Enfin, des élus se sont interrogés sur la gestion des jugements prononcés à l’encontre de la commune, indique Al Ahdath Al Maghribia, et ont insisté sur la nécessité de «soumettre ces décisions de justice aux commissions spécialisées du conseil pour une analyse approfondie de leurs implications juridiques et financières». En réponse, la maire a imputé ces contentieux à des «manquements» de la part des précédentes équipes dirigeantes, dans le respect des procédures légales d’expropriation, qu’elle présente comme la principale cause de ces condamnations en justice.








