«169 corps ont été inhumés dans une fosse commune», a déclaré par téléphone à l’AFP Elizabeth Achol, ministre de la Santé de la région administrative de Ruweng, où les tueries ont eu lieu.
«Ce chiffre pourrait encore augmenter si d’autres corps sont découverts», a de son côté indiqué James Monyluak, ministre de l’Information de la zone, faisant état du même nombre de morts et assurant que la situation sécuritaire s’était depuis stabilisée.
Une source diplomatique a parlé à l’AFP, sous couvert d’anonymat, d’«au moins 70 morts, mais ce nombre pourrait dépasser 100».
Selon cette source, le massacre est le fait de jeunes de l’ethnie Nuer venus de l’État voisin d’Unité, qui se seraient vengés du meurtre de certains des leurs dans un marché d’Abiemnom, dans le comté de Ruweng.
Les assaillants ne sont, selon cette source, pas proches du parti d’opposition de Riek Machar, dont la branche militaire est opposée à l’armée loyale au président Salva Kiir. Les combats entre les deux camps sont fortement montés en intensité ces dernières semaines, notamment dans l’État du Jonglei (centre-est).
Le massacre a démarré par une attaque vers 04H30 (02H30 GMT) dimanche dans le comté d’Abiemnom, près de la frontière avec le Soudan, et a duré plus de trois heures, a expliqué James Monyluak.
Ce responsable avait d’abord donné un premier bilan de plus de 120 morts, parmi lesquels «environ 80 des victimes étaient des civils, principalement des femmes, des enfants et des personnes âgées».
Une quarantaine d’autres étaient des militaires, avait-il ajouté.
L’ONU avait déploré dimanche une attaque de «jeunes armés non identifiés» dans le comté d’Abiemnom, et exprimé des inquiétudes suite à des «informations faisant état de dizaines de morts parmi les civils et des responsables locaux».







