L'affaire fait scandale en Corée du Sud, et le ministère de la Justice de ce pays a imputé les faits de torture, documentés dans des images vidéos, à "la compréhension et à l'éducation insuffisantes des fonctionnaires concernant l'utilisation des équipements de protection ainsi qu'à un manque de moyens pour gérer les étrangers récalcitrants en détention".
Ce jeune Marocain avait accusé des responsables d'un centre de détention pour migrants de lui avoir attaché les bras et les pieds derrière son dos et de l’avoir placé dans une cellule d’isolement. Des images de vidéosurveillance, qui ont été largement partagées sur les réseaux sociaux, ont montré qu'il était resté dans cette posture pendant plus de quatre heures, rappelle l'agence de presse sud-coréenne Yonhap.
Ces faits, qui remontent au mois de juin dernier, ont ensuite été dénoncés le mercredi 29 septembre 2021, par un collectif de défenseurs des droits des migrants et des étrangers au cours d'une conférence de presse à Séoul, devant les membres de la commission nationale des droits de l’Homme.
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Les médias du pays ont relaté ce qu'a subi ce Marocain, qui était arrivé dans le pays en octobre 2017 en tant que demandeur d’asile, et qui avait été placé dans un centre de détention pour migrants à Hwaseong dans la province de Gyeonggi.
Selon l'agence de presse du pays, le ministère sud-coréen de la Justice compte "réviser la réglementation régissant l'utilisation des équipements de protection pour les étrangers en détention et les procédures de détention des immigrants illégaux, afin d'éviter que des cas similaires ne se reproduisent".





