Haute Couture: avec sa nouvelle collection, Elie Saab célèbre les nuits dorées entre Milos et Marrakech

Défilé Haute Couture de la collection Printemps-Ete 2026 de Elie Saab, à Paris.

Défilé Haute Couture de la collection Printemps-Été 2026 d'Elie Saab, à Paris.

Avec sa collection Haute Couture Printemps-Été 2026, Nuits dorées d’été 71, Elie Saab convoque l’âge d’or de la jet-set des années 1970 dans un voyage lumineux où le Maroc, et plus précisément Marrakech, occupe une place centrale.

Le 09/02/2026 à 17h00

Hommage flamboyant aux nuits dorées de la jet-set des années 1970, Nuits dorées d’été 71 élève la mode bohème au rang de haute couture. Robes majestueuses flirtant avec la transparence, combinaisons mêlant or et argent, tailleurs ruisselants de cristaux, boléros et étoles de grand soir composent une garde-robe nonchalante en apparence, mais fidèle à l’exigence absolue de la maison.

Présentée à Paris au Théâtre de Chaillot, icône du modernisme de 1937, la collection s’inscrit dans un dialogue assumé entre les époques et les territoires. Tandis que l’architecture Art déco du lieu fait écho aux années 1920 chères à Elie Saab, la bande-son jouée en direct par Thomas Verovski et le Scoring Orchestra — cordes psychédéliques et accents folk-rock — installe une atmosphère suspendue entre théâtralité parisienne, hédonisme seventies et mirages d’Orient.

Le Maroc irrigue cette collection comme un fil conducteur. De la ville ocre aux Cyclades, la muse Elie Saab s’impose en nomade solaire, libre et magnétique. Marrakech apparaît ici comme un imaginaire de clair-obscur, de sensualité et d’excès maîtrisé, traduisant une vision profondément hédoniste de la haute couture. Les silhouettes s’y parent d’or, de franges, de broderies précieuses et de jeux de transparence, évoquant des nuits chaudes où la lumière se reflète sur les corps et les matières.

Les cristaux, perles et touches de fourrure, signatures d’Elie Saab, se combinent à des imprimés abstraits et à des matières aériennes, conférant aux silhouettes une légèreté presque paradoxale. La collection se distingue aussi par des partis pris plus inattendus: le cuir, travaillé avec la finesse d’une mousseline, s’invite sur des robes lacées de macramé. Les franges ondulent, les gilets scintillent tel un bronze tissé, et même le débardeur trouve sa place, revisité en mousseline de soie, résille de cristal et plumes stylisées, dans des teintes de cartes postales fanées, entre mer Égée et chaleur orientale.

Par La Rédaction
Le 09/02/2026 à 17h00