Le Maroc continue de renforcer sa position comme acteur clé de l’industrie aéronautique mondiale. Grâce à ses infrastructures modernes, à la montée en compétences de ses talents et à la compétitivité de son secteur, le pays s’impose désormais comme un partenaire stratégique pour les grands groupes internationaux. «Vendredi 13 février, au Palais royal de Casablanca, le roi Mohammed VI a reçu Ross McInnes, président du Conseil d’administration du groupe Safran, à l’occasion du lancement d’un projet d’envergure à Nouaceur: une usine de production de trains d’atterrissage», rappelle le quotidien L’Economiste dans son édition du lundi 16 février.
Cette nouvelle installation, filiale de Safran, représente un investissement de plus de 3 milliards de dirhams, soit environ 280 millions d’euros. Elle s’étendra sur 26.000 mètres carrés au sein d’un site de plus de sept hectares et sera équipée des technologies les plus avancées pour la production, l’assemblage et la maintenance de trains d’atterrissage. Lors de la cérémonie de présentation, le ministre de l’Industrie, Ryad Mezzour, a insisté sur l’importance de cette initiative pour le Maroc, soulignant que «la maîtrise de ces systèmes complexes renforcera la présence du pays dans les chaînes de valeur mondiales de l’aéronautique». L’usine intégrera des procédés de haute précision, des techniques de certification avancées et des dispositifs de maintenance de pointe, positionnant le Maroc parmi les acteurs les plus innovants du secteur.
«Pour Safran, cet investissement permet de créer l’un des plus grands centres mondiaux de production de trains d’atterrissage, notamment pour les avions court et moyen-courriers, et d’accompagner la montée en cadence de la famille Airbus A320», écrit L’Economiste. Le groupe français est présent au Maroc depuis plus de vingt-cinq ans, avec près de 5.000 employés répartis dans une dizaine de sociétés. Au fil des années, Safran a contribué à la montée en gamme de l’industrie aéronautique marocaine, participant activement à l’élévation de la technicité et de la valeur ajoutée des activités locales. Ross McInnes a rappelé lors de son allocution la solidité de cet ancrage historique et la confiance accordée au Maroc, qui bénéficie d’un cadre macroéconomique stable, d’infrastructures modernes et de talents reconnus à l’échelle internationale.
Le projet de Nouaceur dépasse le simple cadre industriel, souligne L’Economiste. Il traduit la volonté du Maroc et de Safran de consolider un partenariat stratégique durable. L’usine sera l’une des plus grandes au monde dans le domaine des équipements aéronautiques et des trains d’atterrissage, dotée d’outils de production modernes et performants. Elle accueillera des procédés de haute technologie et des expertises clés pour soutenir la production actuelle et préparer la prochaine génération d’avions court et moyen-courriers. Sa localisation géographique, proche des sites européens de Safran et des lignes d’assemblage Airbus, permettra de réduire les routes industrielles et de renforcer la résilience de la chaîne de production. À terme, l’usine devrait créer 500 emplois et fonctionner entièrement avec de l’énergie décarbonée, s’inscrivant dans une dynamique de développement durable.
Le poids de l’industrie aéronautique marocaine s’est considérablement accru au cours des vingt dernières années. À la fin de 2025, les exportations de composants aéronautiques ont atteint 29 milliards de dirhams, traduisant la capacité du secteur à rester compétitif à l’échelle mondiale. La filière emploie aujourd’hui 25.000 professionnels, dont 5.000 au sein de Safran. La future usine de Nouaceur produira ses premières pièces dès 2029, avec une équipe de 500 cadres qualifiés qui bénéficieront d’un accompagnement et d’un programme de formation spécifique pour maîtriser les outils et les procédés de production.
Cette initiative illustre la volonté du Maroc de s’affirmer comme un hub aéronautique de référence, capable de combiner innovation technologique, montée en compétences et intégration dans les chaînes de valeur internationales, tout en consolidant des partenariats industriels stratégiques avec des leaders mondiaux comme Safran.








