Le Maroc, quatrième détenteur arabe de bons du Trésor américain

Le siège du département du Trésor américain à Washington.. AFP or licensors

Selon les données du département du Trésor américain relayées par Forbes Middle East, le Maroc occupe désormais la quatrième place parmi les pays arabes détenteurs de bons du Trésor américain, derrière l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et le Koweït.

Le 22/02/2026 à 15h34

Les avoirs marocains restent toutefois modestes par rapport à ceux de ses voisins régionaux, passant de 3,2 milliards de dollars en décembre 2024 à 4,1 milliards en décembre 2025, rapporte Forbes Middle East. Le portefeuille a connu de légères fluctuations mensuelles, touchant un plancher de 3,3 milliards en janvier avant de remonter progressivement.

Cette trajectoire reflète «une stratégie prudente typique d’un acteur maintenant une exposition limitée à des actifs américains liquides et de haute qualité», souligne Hassan Fawaz, président et fondateur de GivTrade, cité par Forbes Middle East.

Selon lui, «pour le Maroc, l’augmentation fait partie de la gestion des réserves de précaution et de la couverture des importations, le pays ayant connu une hausse des investissements directs étrangers et du tourisme».

En 2025, les trois principaux pays du Golfe ont continué à dominer l’exposition arabe aux bons du Trésor américain. L’Arabie saoudite détient 149,5 milliards de dollars, les Émirats 95,6 milliards et le Koweït 66,1 milliards, représentant ensemble l’essentiel du total régional de 315,3 milliards de dollars. Ces trois pays ont enregistré des hausses annuelles significatives: +12 milliards pour l’Arabie saoudite, +18,5 milliards pour les Émirats et +15,7 milliards pour le Koweït.

Cette progression reflète des choix stratégiques et une gestion prudente des risques face aux mouvements des taux d’intérêt mondiaux, estime Forbes Middle East. Le cycle de baisse du taux directeur de la Réserve fédérale américaine à travers trois réductions d’un quart de point, a coïncidé avec l’augmentation des avoirs des pays du Golfe. Pour limiter le risque de réinvestissement, les gestionnaires régionaux ont favorisé la dette à long terme, qui représente près de 70% du portefeuille arabe.

Par La Rédaction
Le 22/02/2026 à 15h34