Carburants: le litre de diesel grimpe de 2 dirhams, ce que vous allez payer dès lundi

Un pompiste remplissant le réservoir d'une voiture dans une station-service. (Photo d'illustration)

Le Maroc s’apprête à subir une augmentation spectaculaire des prix du carburant. Attendue depuis fin février en raison des tensions au Moyen-Orient et du blocage du détroit d’Ormuz, cette augmentation reflète la montée vertigineuse des cours du pétrole sur le marché international. Voici les tarifs qui entreront en vigueur dès demain, 16 mars.

Le 15/03/2026 à 16h21

La hausse des carburants était prévisible, mais son ampleur restait jusqu’ici une inconnue. Les premières révisions sont désormais confirmées. Le360 apprend ainsi que les distributeurs ont décidé d’augmenter le litre de gasoil d’environ 2 dirhams, et celui de l’essence de 1,44 dirham et ce, à compter du 16 mars à minuit. Le prix du diesel passe ainsi de 10,80 à 12,80 dirhams, tandis que l’essence atteindra 13,93 dirhams le litre, contre 12,49 auparavant.

Cette hausse survient dans un contexte déjà tendu entre les exploitants de stations-service et certaines compagnies pétrolières. Les premiers dénoncent des retards, réductions ou refus de livraison, perçus comme une stratégie visant à maximiser les profits en conservant les stocks avant l’augmentation attendue. Cette dépendance structurelle des stations vis-à-vis de leurs fournisseurs, souvent liée à des contrats d’exclusivité, limite leur marge de manœuvre et pourrait provoquer des ruptures ponctuelles.

Les exploitants ont appelé le Conseil de la concurrence à intervenir afin de garantir la transparence du marché et protéger les consommateurs face à cette flambée des prix.

Cette nouvelle poussée des prix relance les inquiétudes quant à son impact sur le pouvoir d’achat et sur les coûts de transport, un maillon central de l’économie nationale.

Dans une récente sortie médiatique, la ministre de l’Économie et des Finances a assuré que le Royaume dispose d’une «boîte à outils» de politiques publiques éprouvées pour atténuer l’impact d’une hausse des cours pétroliers. Parmi ces instruments figure notamment la maîtrise des coûts du transport public.

Tout porte ainsi à croire que le gouvernement pourrait, une nouvelle fois, activer le dispositif d’aide directe aux transporteurs. Ce mécanisme avait déjà été déployé à partir de mars 2022 pour amortir le choc pétrolier provoqué par la guerre russo-ukrainienne. Entre mars 2022 et février 2024, ce programme de soutien a coûté près de 7 milliards de dirhams aux finances publiques.

Par La Rédaction
Le 15/03/2026 à 16h21