Le fil de l’histoire du prince Abdourahmane Barry, chef guerrier érudit, ne s’est jamais rompu. Deux siècles après sa capture dans son Fouta natal, sa déportation aux Etats-Unis où il fut réduit à l’état d’esclave et sa libération en 1828 par un sultan marocain, ses descendants ont foulé la terre de leur ancêtre à l’occasion d’un pèlerinage-hommage. De la mosquée Fayçal de Conakry aux sites négriers de Boffa en passant par Timbo, ce séjour en Guinée est une acte de mémoire, de foi et de réconciliation avec l’histoire.