Lahcen Haddad

La chronique de Lahcen Haddad

Dr Lahcen Haddad est écrivain, stratège et ancien ministre du Tourisme du Maroc. Voix majeure sur le Sahara, les relations euro-maghrébines et les partenariats africains, il apporte une analyse géopolitique affûtée. Professeur et penseur du management, il inspire les leaders sur le changement, l’innovation et la durabilité. Auteur d’ouvrages en quatre langues, il relie politique, université et débat global.

Le Maroc, le Golfe et l’Iran: la constance d’une ligne stratégique
Au Moyen-Orient, les alliances révèlent les lignes profondes de la géopolitique régionale. Pour le Maroc, l’une de ces lignes est claire: la solidarité stratégique avec les pays du Golfe et la défense de la stabilité régionale.
Les Marocains, le Makhzen et la réalité du pouvoir
Loin d’être un appareil occulte et monolithique, le Makhzen constitue une réalité historique, sociologique et symbolique profondément ancrée dans la société marocaine, un système de légitimité, de médiation et de ritualisation du pouvoir en constante recomposition. Mais cela, certains refusent de le voir.
Inondations au nord du Maroc: quand l’État passe l’épreuve de la vérité
La logistique comme arme de souveraineté et le Maroc à l’épreuve du déluge. Un exploit.
La justice sociale à l’ère des chocs globaux: d’idéal moral à condition systémique de stabilité
Il est nécessaire de revoir le cadrage classique de la justice sociale. Elle n’est ni un «supplément d’âme», ni un simple ajout moral cosmétique: elle est devenue une variable de performance économique et un déterminant de la stabilité systémique.
‏Dans un monde instable et contraint, le Maroc doit gouverner par l’avantage structurel
Économie, investissement, géostratégie: une feuille de route pour le temps long.
Le Maroc a gagné l’organisation, il doit maintenant gagner le récit
Créer une souveraineté narrative est un gage de réussite pour un Maroc moderne, ancré dans l’histoire, qui avance et qui dérange.
Oui, le Sénégal a gagné la CAN, mais il a perdu sur tout le reste
Portée par une organisation saluée comme exemplaire, la CAN 2025 au Maroc a projeté l’image d’un football africain capable de rivaliser avec les plus grands standards internationaux. Mais à mesure que le tournoi touchait à sa fin, une série de polémiques a parasité cette réussite, certains acteurs préférant déplacer le débat hors du terrain plutôt que d’assumer des réalités sportives. De l’élimination algérienne aux sorties égyptiennes, jusqu’au point de rupture atteint lors de la finale face au Sénégal, retour sur ces dérives qui ont terni l’esprit du jeu.
Le Groenland et le retour de la puissance architecturale
Comment les interfaces, et non les territoires, redessinent la géopolitique mondiale.
Capture de Maduro: coup dur pour l’axe Alger-Téhéran-Hezbollah
L’ensemble forme un cercle de solidarité autoritaire, uni par un anti-américanisme partagé, plus discret chez Alger, mais assumé, frontal et violent chez l’Iran, le Hezbollah et le chavisme.
Vivre l’Afrique au Maroc: quand le football devient langage africain
La CAN version Maroc 2025 a commencé bien avant le sifflet du premier match opposant le Maroc aux îles Comores. On la sent dans l’air, dans les rues qui se parent de couleurs, dans les drapeaux africains éclatants qui embellissent les carrefours, dans les accents et les langues africaines qui se croisent partout. On la lit aussi sur les maillots: des jerseys africains riches de traditions, de motifs, d’histoires et de savoir-faire millénaires.