Hélène Lotito choisit d’entrer dans la décennie noire algérienne par un endroit plus fragile et plus juste: la voix d’une enfant. Nana regarde, écoute, recueille des bribes, sans toujours comprendre ce qui se trame autour d’elle. Entre Alger et la banlieue parisienne, le livre suit moins un simple itinéraire d’exil qu’une manière de grandir dans la cassure, avec, au centre, le lien incandescent qui unit deux sœurs.