Tanger: le tribunal administratif révoque un conseiller communal pour conflit d’intérêts

Le tribunal administratif de Tanger a décidé de la révocation d’un élu local pour violation des règles de déontologie publique et situation de conflit d’intérêts.. Dr

Revue de presseLe tribunal administratif de Tanger vient de prononcer la révocation d’un élu local pour manquement aux règles de déontologie publique et conflit d’intérêts. Cette décision s’inscrit dans une campagne plus large de contrôle renforcé de la gestion communale, alors qu’un second conseiller fait lui aussi l’objet de poursuites pour irrégularités présumées. Cet article est une revue de presse du quotidien Al Akhbar.

Le 10/02/2026 à 20h28

Le tribunal administratif de Tanger a rendu, lundi 9 février, un arrêt de révocation à l’encontre d’Abou Najat Zakaria, membre du conseil communal de Tanger et du conseil d’arrondissement de Tanger-Ville. L’élu a été reconnu coupable de conflit d’intérêts pour avoir occupé, parallèlement à son mandat, un poste au sein de la société ARMA, délégataire du service public de gestion des déchets pour la commune.

«À l’initiative du wali de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, la plainte déposée soulignait que l’intéressé avait utilisé sa position d’élu pour obtenir cet emploi dans une entreprise liée contractuellement à la collectivité qu’il était censé contrôler. Une situation explicitement contraire aux dispositions légales régissant l’exercice des mandats locaux», rapporte Al Akhbar dans son édition du mercredi 11 février.

Cette sanction intervient dans un contexte de durcissement du contrôle administratif sur les élus, visant à garantir le respect des principes de bonne gouvernance et à renforcer la reddition des comptes. Les autorités locales entendent ainsi répondre à la multiplication des affaires de conflits d’intérêts.Une procédure similaire de révocation a d’ailleurs été engagée contre un conseiller de l’arrondissement de Bni Makada.

Ce dernier est soupçonné d’avoir signé des documents administratifs contradictoires relatifs au raccordement en eau d’un immeuble. Selon des informations rapportées par des élus lors de la dernière session du conseil d’arrondissement, des correspondances officielles autorisaient le branchement de quatre niveaux, tandis qu’un document émanant de la société délégataire remettait en cause la régularité des étages ajoutés.

«Ces irrégularités présumées, portant sur des actes soumis à l’approbation technique préalable des services compétents, pourraient constituer une infraction administrative grave», note Al Akhbar. L’affaire a été portée à la connaissance des services de la wilaya par le président de l’arrondissement, illustrant la vigilance accrue désormais exigée dans la gestion des dossiers urbains.

Par Hassan Benadad
Le 10/02/2026 à 20h28