La ville du Detroit est le théâtre d’une recrudescence alarmante de l’abattage clandestin. Cette prolifération met en lumière les dysfonctionnements patents du système de contrôle sanitaire et le non-respect de la réglementation encadrant la filière.
Selon des sources professionnelles, ces opérations illicites se déroulent dans des lieux insalubres et anarchiques, totalement soustraits à la vigilance vétérinaire, rapporte Al Akhbar de ce week-end (10 et 11 janvier). Les conditions d’abattage y bafouent les normes sanitaires les plus élémentaires. Ces viandes, ensuite écoulées dans des établissements obscurs ou par des canaux parallèles, profitent d’une demande soutenue et de prix attractifs, défiant ainsi la concurrence des produits légaux.
Face à ce péril, les services compétents ont procédé, en début de semaine, à la saisie de 140 kilogrammes de viande suspecte dans le quartier d’Ahlan. Les professionnels avertissent: ces produits issus de la clandestinité constituent une menace directe pour la santé publique. Privées du certificat vétérinaire garantissant leur innocuité et manipulées dans des conditions d’hygiène déplorables – de l’abattage au transport –, elles augmentent considérablement les risques d’intoxications alimentaires et de transmission de pathologies graves.
Les mêmes sources imputent cette situation à l’ensemble des parties prenantes, pointant du doigt les autorités locales et le conseil communal. Elles soulignent que la lutte contre ce fléau ne pourra être efficace sans une coordination renforcée, la mise en œuvre de campagnes de contrôle rigoureuses et régulières, ainsi qu’une sensibilisation accrue des consommateurs aux dangers des achats de provenance douteuse.
Ce dossier interroge avec acuité le rôle du conseil communal de Tanger, de la police administrative et des commissions concernées, alors que l’abattoir municipal et la commercialisation des viandes relèvent de leur stricte compétence, note Al Akhbar. La prolifération actuelle de l’abattage sauvage fait écho à de précédents scandales, telle la falsification des cachets officiels pour blanchir des viandes illicites. Si la commune avait alors déposé plainte, les observateurs déplorent que cette affaire, pourtant grave, n’ait pas reçu l’attention qu’elle méritait.







