Tanger: blocage et opacité dans la mise en œuvre du GST

Le CHU Mohammed VI de Tanger.

Revue de presseLa mise en œuvre du Groupement Sanitaire Territorial (GST) rencontre des difficultés sur le terrain dans la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma. Des voix syndicales sont déjà montées au créneau pour dénoncer les dysfonctionnements et les répercussions négatives du retard sur le personnel. Les détails dans cette revue de presse qui provient du quotidien Assabah.

Le 09/03/2026 à 18h36

À propos de la politique menée par les services de la Santé dans la région depuis la mise en œuvre du Groupement Sanitaire Territorial (GST), les professionnels de santé dans la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma sont en colère et montent au créneau pour le faire savoir.

En effet, des mois après l’entrée en vigueur du GST et des structures placées sous sa tutelle, la situation du personnel va de mal en pis, fait remarquer le quotidien Assabah de ce mardi 10 mars. Selon le quotidien, «leurs indemnités relatives aux gardes, aux primes de responsabilité, aux promotions et autres, ne sont plus versées aux bénéficiaires, suscitant moult interrogations dans ce sens».

Dans une déclaration au quotidien, Hamza Al Ibrahimi, secrétaire général du bureau régional syndical du Groupement Sanitaire territorial et des structures placées sous sa tutelle, affirme que «les dysfonctionnements s’aggravent, les souffrances s’accroissent et les indemnités ne sont plus versées». S’ajoute à cela, a-t-il fait remarquer, une opacité dans la gestion financière et administrative, ce qui a provoqué une atmosphère tendue dans tous les circuits du GST, avec les répercussions négatives de cet état de fait sur le personnel.

Aujourd’hui, indique le quotidien, la gestion du GST serait sur une voie bloquée sur le terrain. Il y a, semble-t-il, poursuit le quotidien, des divergences entre une partie qui s’active pour conduire avec succès la phase transitoire à Tanger pour appliquer le modèle dans d’autres régions, et une partie qui demande à ce que toutes les étapes de cette expérience pilote soient achevées dans les règles de l’art avant de passer à l’étape suivante. Au passage, les droits du personnel seraient bafoués, indique la même source syndicale, appelant les autorités compétentes à agir pour garantir la reconnaissance des droits professionnels du personnel.

Par La Rédaction
Le 09/03/2026 à 18h36