Sécurité et Covid-19: la DGSN, une saga faite de leadership, de discipline et de sacrifices

La DGSN en action.  . DR

Revue de presseKiosque360. 2020 a vu les éléments du pôle DGSN-DGST se surpasser pour à la fois contribuer à la gestion de la pandémie, mais aussi pour maintenir la paix et la sécurité dans le pays. Bilan d'une année particulière.

Le 01/01/2021 à 00h04

2020 est désormais derrière nous. Une année particulière pour chacun de nous en raison de la pandémie de Covid-19 et ses répercussions sanitaires, sociales, économiques. Toute rétrospective de cette année pas comme les autres renvoie naturellement vers ce contexte de crise inédite. Mais cela ne doit pas mettre au second plan certaines réussites enregistrées malgré toutes les contraintes. Pour son premier numéro de 2021, Al Ahdath Al Maghribia a choisi de mettre en valeur une de ces réussites. Et parmi les success story qui marquent incontestablement l’année écoulée, celle des services de sécurité, en particulier du pôle DGSN-DGST.

Placés au premier plan de la lutte contre la propagation du virus à l’instar d’autres corps comme celui de la santé, les éléments de la police ont fait preuve d’un grand engagement, d’abnégation et d’un sens du sacrifice pour contribuer à la bonne gestion de cette crise sanitaire, mais aussi pour maintenir la sécurité et la paix dans nos rues.

Dans une missive adressée à l’ensemble des services de la DGSN, Abdellatif Hammouchi n’a d’ailleurs pas manqué de féliciter ses collègues pour la réussite de cette noble mission. Comme l’écrit le journal, le patron du pôle DGSN-DGST a rappelé dans sa lettre l’ampleur des défis qu’ont eu à relever les services de police en 2020, amplifiés par les répercussions de la pandémie. Les succès enregistrés sont en soi une récompense aux sacrifices consentis par les différents services de la DGSN durant la période écoulée.

Il faut dire qu'en 2020, la DGSN s’est attaquée à de nouveaux dossiers, liés notamment à ce contexte particulier. C’est par exemple le cas de la lutte contre les «marchands de la pandémie». Pour certains, la crise sanitaire était, en effet, une aubaine pour s’enrichir illégalement à travers la spéculation sur les produits de première nécessité ou ceux qui ont connu un grand engouement. Dans plusieurs villes comme Casablanca, Marrakech, Fès, Agadir, Tanger et Oujda, les éléments de la police ont dû intervenir tout au long de la période de la crise sanitaire pour mettre hors d'état de nuire plusieurs individus. Parmi les délits et crimes observés, la spéculation sur les masques de protection et les gels hydroalcooliques, la fabrication et la commercialisation de faux produits de protection contre le virus ou encore des usurpations d’identité de personnes travaillant dans la gestion de la pandémie à des fins d’arnaques, de vols ou de cambriolages.

L’année 2020 de la DGSN a également été rythmée par la lutte contre les «fake news». Comme le fait remarquer Al Ahdath Al Maghribia, plusieurs opérations ont été menées afin de mettre un terme à la publication de fausses informations -particulièrement sur les réseaux sociaux- qui nuisent aux efforts des autorités dans la lutte contre la pandémie ou avaient pour but de créer un sentiment d’insécurité chez les citoyens.

Sur un autre registre, la guerre déclarée au terrorisme n’a pas été affectée par l’attention accordée à la gestion de la pandémie. Les opérations de lutte contre cet «autre virus», comme se plaît à l’appeler le journal, se sont multipliées, même si au fond, elles ont nécessité que les forces antiterroristes adaptent leur mode opératoire. Contexte de confinement oblige, les démantèlements de cellules prêtes à passer à l’action se sont faites rares de mars à juin dernier. Durant cette période, l’attention a plus été accordée à l’anticipation de faits qu’auraient pu commettre des individus isolés, dont certains ont été interpellés parfois dans de simples contrôles de routine. En revanche, dès la levée progressive du confinement au cours de l’été dernier, les cellules terroristes ont semblé reprendre leurs activités, ce qui a nécessité deux interventions majeures des services de sécurité, d’abord à Nador en juillet, puis dans les villes de Temara, Skhirat, Tanger et Tifelt en septembre.

En parallèle à l’action menée sur le territoire national, les équipes de la DGST et de la DGSN ont continué à porter mains fortes à leurs homologues européens. Des renseignements fournis cette année à l’Espagne par exemple ont permis l’arrestation d’un présumé terroriste dangereux à Barcelone en mai dernier lors d’une opération à laquelle a participé également le FBI. Le même mois, la coordination avec les services espagnols a également débouché sur le démantèlement d’une cellule terroriste prête à passer à l’action.

Enfin, les deux autres dossiers majeurs sur lesquels met l’accent la publication sont la lutte contre le trafic de drogue et la traite d’êtres humains. En effet, malgré les contraintes de mobilité restreinte imposées par le confinement, les réseaux de trafiquants ont réussi à se maintenir en activité en période de crise sanitaire. Ceci a mobilisé les services de sécurité pour y mettre un terme. C’est ainsi qu’en l’espace de six mois seulement, une dizaine d’opérations de trafic de drogue de grande ampleur ont été déjouées. Plusieurs tonnes de drogues, ainsi qu’un grand nombre d’équipements utilisés par les trafiquants ont été saisis.

En parallèle, les efforts de lutte contre les réseaux d’immigration clandestine se sont multipliés. Au moins 900 personnes ont été interpellées grâce à plusieurs opérations menées dans ce cadre en 2020. C’est dire que 2020 a certes été particulière en raison de la pandémie. Mais elle n’a certainement pas empêché les différents services du pôle DGSN-DGSN de continuer à remplir leur noble mission avec succès. 

Par Fayza Senhaji
Le 01/01/2021 à 00h04