L’activité de l’enseignement de la conduite en est aux commencements de sa transformation structurelle. Sous l’impulsion de l’Agence nationale de sécurité routière (NARSA), un nouveau cadre réglementaire sera promulgué, promettant de repenser intégralement le parcours du futur conducteur. L’ambition est double: ancrer la formation dans une logique pédagogique plus exigeante et accomplir une mue numérique complète des procédures administratives, relaie Al Ahdath Al Maghribia de ce mardi 10 février.
Au cœur de cette refonte, une exigence pédagogique fondamentale sera instituée: l’obtention de l’examen du code de la route deviendra un prérequis indispensable avant toute inscription aux séances de conduite pratique. Cette scission formelle entre théorie et pratique entend garantir que les aspirants conducteurs maîtrisent parfaitement les règles de la circulation avant de prendre le volant. Par ailleurs, la date de l’examen pratique sera systématiquement fixée dès l’achèvement du cursus obligatoire, rationalisant ainsi le calendrier de l’élève.
Cette évolution s’accompagne d’une volonté ferme de digitalisation. La NARSA prévoit le déploiement d’une plateforme «Téléservice» dédiée aux auto-écoles, qui permettra la gestion en ligne des demandes d’autorisation et la planification automatique des dates d’examen. Une avancée majeure pour les établissements éloignés des centres urbains, mettant fin aux fastidieux déplacements et à la paperasserie. Ce virage numérique aspire à une efficience managériale renforcée et à une simplification radicale des démarches.
Les modalités précises de cette réforme seront au centre de discussions déterminantes lors d’une prochaine réunion entre la direction de la NARSA et la Fédération marocaine des moniteurs de conduite, écrit Al Ahdath Al Maghribia. Les débats porteront sur des points techniques essentiels, tels que la durée de validité du dossier après la réussite au code, ou encore le nombre de tentatives autorisées pour l’épreuve pratique. Aucune mesure n’est encore entérinée. L’issue de cette concertation, qui doit déboucher sur un procès-verbal conjoint, scellera les orientations définitives de cette transformation attendue.







