Panne sexuelle: Les Marocaines peu conciliantes

DR

Les réactions des femmes marocaines aux troubles de la fonction érectile de leurs partenaires diffèrent d'une femme à une autre et obéissent à plusieurs critères. Selon une étude récente, peu d'entre elles sont enclines à se montrer compréhensives et solidaires de leurs conjoints.

Le 17/09/2014 à 12h13

Une nouvelle étude de la Société marocaine d'urologie a montré que peu de marocaines se montrent solidaires avec leurs partenaires en cas d'un dysfonctionnement érectile. Conduite par des médecins spécialistes au CHU Ibn Rochd à Casablanca, l'étude a révélé que seulement 20% des femmes s'adaptent et choisissent de rester avec un homme qui souffre de ce trouble fonctionnel en attendant que soit trouvée une solution médicamenteuse ou psychothérapeutique. Ceci alors que 30% des femmes quittent leurs partenaires dès que la panne sexuelle survient. Celles qui ne le font pas, pour une raison ou une autre, mais n'arrivent pas à s'adapter à la situation qui peut être temporaire, chronique ou occasionnée par d'autres maladies physiques ou psychiques, développent une certaine agressivité face à la dysérection de leurs conjoints. Le tiers des femmes interviewées n'ont pas souhaité commenter les troubles érectiles en avançant que cela relève de la sphère de la vie privée et du tabou.

Les troubles de l'érection, communément appelés impuissance, sont un problème médical très fréquent chez les hommes entre 40 et 70 ans. Aux dernières statistiques, 12% des marocains souffriraient d'une dysérection permanente, alors que 55% auraient des troubles fonctionnels temporaires. Ces pannes sexuelles, malheureusement peu ou pas prises en charge, altèrent la vie de l'homme et déstabilisent le couple. Sachant que la dysérection pourrait être un symptôme parmi d'autres de maladies métaboliques telles que l'hypertension, le diabète, les cardiopathies ou cacher des problèmes psychiques comme la dépression. Les difficultés matérielles, l'abus d'alcool ou de drogue et les problèmes conjugaux peuvent également occasionner des troubles pareils. Rien à voir donc avec les histoires de magie noire et de "tqaf" enseveli par une ex dans les "tombes oubliées" qui font perdre des fortunes et surtout beaucoup de bon temps aux patients et à leurs partenaires. 

Par Fatima Moho
Le 17/09/2014 à 12h13