Les Marocains, deuxièmes bénéficiaires de la citoyenneté européenne

Une personne tenant un passeport espagnol. (Photo d'illustration)

Les Marocains se hissent au deuxième rang mondial des nouveaux citoyens de l’Union européenne. Selon les dernières statistiques d’Eurostat, 97.100 ressortissants du Royaume ont obtenu une nationalité européenne en 2024. Une tendance qui s’inscrit dans une hausse globale des naturalisations à travers le continent, portée principalement par l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie.

Le 29/03/2026 à 17h51

Les Marocains sont de plus en plus nombreux à obtenir une nationalité européenne. En 2024, ils sont 97.100 à être devenus citoyens de l’UE. Ce chiffre place le Maroc au deuxième rang mondial, juste derrière la Syrie qui totalise 110.100 nouveaux citoyens, et devant l’Albanie avec 48.000 naturalisations.

Selon les dernières données publiées par Eurostat, l’Union européenne a accordé la citoyenneté à près de 1,2 million de personnes en 2024. Ce volume global marque une progression de 11,6% par rapport à l’année précédente, soit environ 122.700 nouveaux Européens supplémentaires en l’espace de douze mois. Sur une période plus longue, l’accélération est encore plus frappante: le nombre de naturalisations a bondi de 54,5% depuis 2014, année où l’on comptait 762.100 attributions.

Dans ce paysage, trois pays concentrent l’essentiel des dossiers validés. L’Allemagne se place en tête des pays ayant accordé le plus grand nombre de ces nationalités. Avec 288.700 naturalisations, elle concentre à elle seule 24,5% du total européen. L’Espagne occupe la deuxième position avec 252 500 nouveaux citoyens, soit 21,4% du volume global. L’Italie complète ce trio avec 217.400 dossiers validés, ce qui correspond à 18,5% des cas enregistrés par l’UE. À eux seuls, ces trois États gèrent plus de 60% des naturalisations totales de l’Union, confirmant leur rôle de principales terres d’accueil pour les résidents étrangers.

Le profil de ces nouveaux citoyens est très majoritairement extra-communautaire. Les ressortissants de pays non membres de l’UE représentent 88% des bénéficiaires, tandis que les citoyens qui changent de nationalité entre deux pays membres de l’Union ne constituent que 10,6% des cas. Ces statistiques illustrent une volonté d’ancrage durable pour les populations venues de l’extérieur des frontières européennes.

L’accès à la citoyenneté varie fortement d’un pays à l’autre selon le taux de naturalisation, qui mesure le nombre d’acquisitions par rapport au nombre de résidents étrangers. La Suède enregistre le taux le plus élevé avec 7,5 nationalités accordées pour 100 résidents non nationaux. Elle est suivie par l’Italie (4,1) ainsi que l’Espagne et les Pays-Bas (3,9 chacun). À l’opposé, des pays comme la Lituanie, la Bulgarie ou l’Estonie affichent des taux extrêmement bas, oscillant entre 0,1 et 0,3.

Par La Rédaction
Le 29/03/2026 à 17h51