La mort d’une femme après avoir subi une césarienne dans un établissement sanitaire à Larache soulève des interrogations au sein de la population locale et des associations de défense des droits humains.
D’après le quotidien Al Akhbar, qui rapporte l’information dans son édition du week-end, «cette césarienne programmée sur une patiente en bonne santé a entraîné son décès à cause d’une hémorragie aiguë dans des conditions douteuses».
Des soupçons d’erreur médicale ont été soulevés, appelant les autorités compétentes à l’ouverture d’une enquête pour élucider l’affaire et appliquer le principe de corrélation entre la responsabilité et la reddition des comptes, souligne le quotidien.
À ce propos, «des correspondances adressées aux services compétents du tribunal de première instance de Larache demandent l’audition des différents intervenants dans cette intervention médicale en vue de déterminer les responsabilités dans ce drame qui a coûté la vie à cette femme, mère de trois enfants», indiquent les sources du quotidien.
Et de préciser que «le parquet compétent aurait déjà entamé l’examen des correspondances en question en vue d’entamer les procédures nécessaires à l’enquête dans le cadre du respect des lois en vigueur et des dispositions régissant l’exercice de la médecine».
Ce décès, poursuit Al Akhbar, a également interpellé le tissu associatif dans la région du Nord quant à la multiplication des cas d’erreurs médicales dans certains établissements sanitaires.
D’après les mêmes sources, le laxisme observé dans le traitement et le suivi des cas de décès après césariennes ou d’autres opérations chirurgicales compliquées aurait aggravé la situation et promu la culture de l’impunité. Ce qui se répercute négativement sur l’image de la profession, sans oublier son impact psychologique dramatique sur les familles, notamment les victimes.








