Fermeture des cafés par les autorités: la commission des métiers de la restauration réagit

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Un mois et demi après la réouverture des cafés et restaurants au Maroc, plusieurs établissements sont à nouveau fermés par les autorités pour leur non-respect des mesures sanitaires. Voici ce qu'en dit le coordinateur de la Commission mixte des métiers de la restauration.

Le 11/08/2020 à 16h38

Mohamed Aboulfadl, coordinateur de la Commission mixte des métiers de la restauration, interrogé par Le360, affirme qu'à Casablanca il n'y a eu aucun cas de Covid-19 dans les rangs du personnel des cafés et que par conséquent aucun établissement n'a été à ce jour fermé sur ordre des autorités. Selon lui, les cafés se sont vus interdire de diffuser les matchs de la Botola, même s'il n'y a eu aucun écrit officiel dans ce sens. "Il y a beaucoup de versatilité dans cette affaire de gestion du respect des mesures préventives et de l'état d'urgence sanitaire. C'est selon l'humeur de l'agent d'autorité", dénonce-t-il.

A Taza, six cafés ont été fermés par les autorités pour leur non-respect des mesures préventives. Dans l'actuel contexte, marqué par l'état d'urgence sanitaire, tous les cafés du Maroc doivent se soumettre à des restrictions, comme celle de la distanciation sociale de leurs clients. 

Chaque table, devant être d'une surface de 6 m² (3x2m), ne doit pas dépasser deux personnes. Et une distance de 1 mètre entre ces deux personnes doit être respectée. Par ailleurs, les restaurants et les cafés doivent être désinfectés de bout en bout. 

De plus, la capacité d'accueil des cafés et restaurants est limitée à 50%, sauf que ce taux de remplissage est souvent dépassé, et plusieurs cas de contaminations ont été révélés depuis la réouverture des cafés, le 25 juin. A Fès, une des villes où il y a un grand nombre de cas de contaminations au Covid-19, une dizaine de cafés ont également été fermés.

Mohamed Aboulfadl dénonce ces décisions de fermeture, et rappelle que les propriétaires de cafés font face à d'énormes charges et frais de gestion. Selon lui, plusieurs réfléchissent à l'éventualité de licencier certains de leurs employés pour amortir un tant soit peu le choc de la crise économique qui frappe de plein fouet. 

"Il faut savoir que 1.200 cafés et restaurants n'ont pas repris du service. Les charges sont énormes. Endettés, confrontés à plusieurs mois de retard de loyers à payer, ils ont préféré ne pas rouvrir leurs portes pour ne pas s'enliser davantage car les pertes sont sèches", affirme Mohamed Aboulfadl. 

Par Qods Chabaa
Le 11/08/2020 à 16h38

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