Ce vendredi 20 février, un vaste mouvement de protestation a touché les écoles primaires André Chénier, Pierre de Ronsard, Paul Cézanne, Albert Camus et GSU Balzac, toutes situées à Rabat. À l’appel des associations de parents d’élèves, de nombreuses familles ont choisi de ne pas envoyer leurs enfants lors de la dernière journée de classe avant les vacances, dans le cadre d’une action «école morte». Par ce geste, elles ont voulu démontrer ce qui se produirait si les parents retiraient leurs enfants: des établissements vidés, une communauté fragilisée et un modèle économique qui s’écroule.
«En retirant symboliquement nos enfants pour une journée, nous montrons concrètement à quoi ressembleraient nos établissements si les familles quittaient progressivement le système. Lorsque les parents ne peuvent plus assumer des hausses répétées, c’est l’accès même à l’éducation qui est menacé», déclarent les associations de parents d’élèves dans un communiqué conjoint.
Après six semaines de mobilisation, les familles ne décolèrent pas face à l’annonce d’une augmentation de 7% des frais de scolarité pour l’année 2026–2027. Cette hausse est présentée comme inévitable au motif d’une inflation galopante.
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Des arguments peu convaincants aux yeux des parents, qui estiment qu’ils ne sauraient justifier, à eux seuls, une nouvelle charge reposant exclusivement sur les familles.
Cette décision apparaît d’autant plus incompréhensible, selon eux, que ces établissements «disposeraient de fonds de réserve supérieurs à 100 millions de dirhams, constitués au fil des augmentations précédentes». Pour les familles, la question n’est pas de refuser de contribuer à la qualité de l’enseignement, mais d’exiger davantage de transparence et utilisation rationnelle des ressources déjà disponibles.
Les parents demandent une gestion claire et documentée des finances, ainsi qu’un dialogue réel permettant d’examiner les alternatives possibles avant toute nouvelle augmentation. «La mobilisation se poursuit dans un esprit de responsabilité, avec la volonté affirmée de défendre un modèle éducatif exigeant, mais économiquement soutenable pour tous», lit-on.







