El Jadida: le président de la commune Mharza Sahel condamné à un an de prison ferme

Le maillet et la balance, deux symboles d'une décision de justice légitime et équitable.. DR

Revue de presseAu terme d’une audience marathon ayant duré plusieurs heures, le tribunal de première instance d’El Jadida a rendu son verdict dans l’affaire impliquant le président de la commune de Mharza Sahel. Entre condamnations fermes et acquittement partiel, cette décision judiciaire marque un tournant dans un dossier aux multiples ramifications. Cet article est une revue de presse tirée d’Al Ahdath Al Maghribia.

Le 29/03/2026 à 18h56

Dans les premières heures de la matinée du samedi 28 mars, le tribunal de première instance d’El Jadida a prononcé ses jugements dans l’affaire du président de la commune de Mharza Sahel et de ses coaccusés, à l’issue d’une audience particulièrement longue et soutenue. Le président de la commune, Mustapha Rekat, poursuivi en état d’arrestation, a été condamné à une peine d’un an de prison ferme, rapporte Al Ahdath Al Maghribia de ce lundi 30 mars. Dans le même dossier, un agent de police a écopé de deux ans de prison ferme. En revanche, le tribunal a prononcé l’acquittement de l’un des vice-présidents de la commune, également poursuivi dans cette affaire.

Le procès avait débuté le mardi 17 février, après le placement en détention préventive du président par le parquet près le tribunal de première instance d’El Jadida. Il faisait l’objet d’une enquête menée par les éléments de la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ), portant sur des faits graves et multiples. Parmi les chefs d’accusation retenus figuraient notamment la falsification de plaques d’immatriculation, la participation à une escroquerie, le trafic d’influence ainsi que le chantage. Il lui était également reproché une tentative d’extorsion de fonds sous la menace de divulgation d’informations compromettantes, la tentative de dissimulation d’une personne recherchée, ainsi que la non-dénonciation de faits délictueux.

Les faits remontent à environ un an, lorsque les services de la gendarmerie d’El Jadida ont entamé une enquête préliminaire, avant que le dossier ne soit confié à la BNPJ pour approfondissement, indique Al Ahdath Al Maghribia. Cette procédure avait été engagée après que l’accusé a refusé de répondre aux convocations de la police judiciaire lors des premières phases de l’enquête. À la suite de ces développements, le président de la commune avait été placé en détention à la prison locale de Sidi Moussa, sur décision du procureur du Roi.

Par Hassan Benadad
Le 29/03/2026 à 18h56