"DanielGate" : 40 jours de plus de détention !

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L'affaire Daniel Galvan n'est toujours pas classée. L'Audience nationale espagnole vient de renouveler le délai légal de détention du pédophile afin d'examiner la demande d'extradition soumise par le ministère marocain de la Justice.

Le 26/09/2013 à 15h37

40 jours de détention supplémentaire en attendant de statuer. C’est ce qu’a décidé l’Audience nationale espagnole, la plus haute juridiction pénale du pays, lundi 16 septembre à l’issue du premier délai d’incarcération du pédophile espagnol Daniel Galvan Fina. En effet, c’est aujourd’hui que la Cour devrait trancher en ce qui concerne le cas de ce prisonnier condamné à 30 ans de prison au Maroc pour viol de plusieurs mineurs, et gracié par erreur avant d’être arrêté à Murcia.

Suite à son interpellation, le Maroc avait soumis une demande d’extradition au ministère de la Justice espagnol afin que Galvan poursuive sa peine dans une prison marocaine. Vendredi dernier, le dossier d’extradition a été présenté au conseil de gouvernement ibérique, par Alberto Ruiz-Gallardón, ministre de la Justice espagnole.

En fin de compte, l’audience nationale a décidé de poursuivre la période détention du pédophile afin d’étudier la demande du Maroc. Selon une déclaration de Manuel Maza, avocat de la défense, faite à l’agence Europa Press, "le Maroc a bien formulé une demande d’extradition soumise au gouvernement espagnole ainsi qu’à l’Audience nationale qui tient à répondre à cette requête. En conséquence, celle-ci a prolongé la période de détention de 40 jours supplémentaires conformément à l’article 10 de la loi d’extradition". "Le Maroc n’a pas renoncé à l’extradition, et a bien remis les documents nécessaires justifiant sa demande", ajoute l’avocat.

Maza a par ailleurs rappelé que sa demande de liberté provisoire faite lors du précédent délai de détention n’avait pas été entendue par la justice espagnole, et ce notamment en raison de nouvelles plaintes portées contre son client. L’avocat a néanmoins déposé un nouveau recours qui concerne également, cette fois-ci, les nouveaux chefs d’accusation. Interrogé sur l’affaire de la jeune mineure de Torrevieja, dont le père a déposé plainte pour abus sexuel en 2004 à l’arrestation de Galvan, l’avocat de la défense a déclaré que "les preuves étaient en cours d’expertise afin de savoir si le témoignage de la jeune fille était crédible".

Par Sophia Akhmisse
Le 26/09/2013 à 15h37