Dans le tumulte des derniers jours du Ramadan, alors que l’impatience de la fête grandit, certains lieux ubains fourmillent d’une intense activité économique. À Casablanca, des artères commerçantes comme Zankat Chamal, le boulevard Mohammed VI et la kissariat Haffari voient le flux de leurs visiteurs décupler. Les parents, en quête d’une tenue idéale pour leur progéniture, arpentent inlassablement ces allées. Pour eux, offrir des vêtements neufs à leurs enfants au jour de l’Aïd est un geste sacro-saint, un symbole de renouveau et de joie.
Cette affluence, particulièrement marquée dans les magasins de prêt-à-porter pour enfants, insuffle une dynamique remarquable au commerce, rapporte Al Ahdath Al Maghribia de ce jeudi 19 mars. Au fur et à mesure que la date approche, les offres et les baisses de prix se multiplient sur les devantures, écrit le quotidien, «pour séduire une clientèle toujours plus nombreuse, [comme cette] mère de famille [qui,] ses enfants à ses côtés, se confie joyeusement: «il est inconcevable que l’Aïd arrive sans que mes enfants aient quelque chose de neuf à se mettre»... [C’est ainsi qu’]entre la rupture du jeûne et les prières, familles et enfants déambulent [dans les rues] à la recherche de la perle rare».
Dans le quartier des Habous, «une autre mélodie résonne. Le quartier, bastion de l’artisanat, célèbre le retour en force du vêtement traditionnel durant cette décade bénie. Le «Jabador», la «Jilbab» ou encore la babouche sont ardemment convoités par une clientèle masculine soucieuse de perpétuer le lien avec l’identité marocaine. Les prix, variables selon la finesse du tissu et l’audace du design, témoignent d’un marché vivant, où la mode se réinvente, sans jamais renier ses racines», décrit Al Ahdath Al Maghribia.
Parallèlement à cette effervescence dans les rues du Royaume, indique le quotidien, «la Toile s’impose comme un relais incontournable de cette effervescence. Les réseaux sociaux se transforment en vitrines virtuelles, diffusant les adresses de boutiques électroniques spécialisées dans la vente d’habits traditionnels, au détail comme en gros. Rabais attractifs et offres limitées y sont légion, attirant une clientèle connectée et avide de bonnes affaires».
Au-delà de la recherche de vêtements neufs pour cette occasion, «d’autres corps de métier connaissent leur pic d’activité annuel. Les salons de coiffure et de couture connaissent la même affluence. Un coiffeur du quartier s’est confié, satisfait: «ces derniers jours sont les plus intenses de l’année. Pour l’Aïd, chacun veut être à son avantage, impeccable», écrit Al Ahdath Al Maghribia, ajoutant qu’il s’agit là d’«un souci de mise en beauté qui participe pleinement à l’esprit de la fête».
Enfin, conclut le quotidien, «dans l’intimité des foyers, l’effervescence se fait gourmande. La fête ne saurait être complète sans les pâtisseries traditionnelles, qu’elles soient le fruit d’un savoir-faire maison ou directement achetées chez le pâtissier. Les matins de l’Aïd se parfument également des effluves de crêpes marocaines, Msemen et Baghrir».








