Casablanca: la mairie déclare la guerre aux charrettes à traction animale

Panneau de signalisation interdisant la circulation de charrettes à traction animale. . Flanker

Revue de presseNabila Rmili, maire de Casablanca, a édicté un arrêté détaillant les nouvelles réglementations interdisant la circulation des charrettes à traction animale en milieu urbain. Des sanctions sont prévues contre les contrevenants. Une revue de presse d’Al Ahdath Al Maghribia.

Le 25/10/2023 à 19h04

Nabila Rmili vient de publier un arrêté municipal interdisant la circulation des charrettes à traction animale dans la zone urbaine de Casablanca.

Cette décision, qui sera publiée au Bulletin officiel, est effective depuis le 17 octobre dernier, relaie Al Ahdath Al Maghribia de ce jeudi 26 octobre 2023.

Au Conseil de la Ville, on explique par ailleurs qu’en cas de violation des dispositions de cet arrêté, les contrevenants seront sanctionnés et un procès-verbal sera établi.

Nabila Rmili a indiqué qu’il était «inacceptable de voir encore des charrettes tractées par des animaux circuler dans les artères de Casablanca, qui ambitionne de devenir une ville intelligente».

La maire a, de plus, expliqué que cette décision avait été adoptée après plusieurs concertations avec la wilaya de la région de Casablanca-Settat.

Au cours de la session ordinaire du mois de mai dernier, le conseil communal avait approuvé un arrêté municipal interdisant non seulement l’élevage, mais aussi la circulation d’animaux et de troupeaux de bétail à l’intérieur de la zone urbaine.

Les membres du Conseil ont listé l’ensemble des boulevards et des lieux dans l’ensemble des préfectures de Casablanca, où seront installés des «panneaux d’interdiction de passage pour les véhicules à traction animale».

Il s’agit notamment des espaces verts, de l’ensemble des espaces boisés, des terrains vagues non bâtis en milieu urbain, ainsi que des voies publiques (parcs, passages souterrains, ponts, etc.).

L’adoption de cet arrêté par les membres du Conseil de la Ville intervient après la tenue de plusieurs rencontres avec les propriétaires de ces véhicules, dans le but de trouver une solution qui satisferait les deux parties.

Mais la mairie, explique Al Ahdath Al Maghribia, a échoué dans ses tentatives d’unifier les rangs de cette «corporation», bien entendu affiliée à des associations et à des syndicats.

À Casablanca désormais, en cas d’infraction à cet arrêté, des procès-verbaux seront établis par des agents municipaux, des éléments de la Police administrative, des contrôleurs communaux ainsi que les autorités locales, dans l’ensemble des zones relevant de leur juridiction.

Les animaux, le bétail, les bêtes ainsi que les charrettes tractées par des animaux qui enfreignent ces règles à l’intérieur de la zone urbaine seront saisis, et parqués à la fourrière municipale.

Des amendes seront par ailleurs infligées à leur propriétaire, et les animaux, les bêtes et le bétail qui auront été saisis, ainsi que les véhicules tractés, seront publiquement vendus aux enchères.

Par Hassan Benadad
Le 25/10/2023 à 19h04