Casablanca: cession d’habitations à 3 000 dirhams le mètre carré

Siège de la Wilaya de la région de Casablanca-Settat, place Mohammed V. Cœur du protectorat dans la métropole, ces bâtiments construits au début du XXe, de style néo-mauresque, combinent architecture européenne et arts traditionnels marocains: zellige, ferronnerie, marbre... 

Siège de la Wilaya de la région de Casablanca-Settat. DR

Revue de presse87 habitations, dont les superficies varient entre 78 et 87 mètres carrés, ont été cédées par le conseil préfectoral de Casablanca à leurs locataires à 3 000 dirhams le mètre carré. Voici l’historique de ces habitations, qui s’étend sur 42 ans, dans cette revue de presse provenant du quotidien Assabah.

Le 12/01/2026 à 20h21

Le conseil préfectoral de Casablanca vient de valider, lors de sa session ordinaire du mois de janvier, l’opération de cession de 87 habitations à leurs locataires dans l’arrondissement de Hay Hassani.

Ces locataires avaient été logés dans ces habitations après leur évacuation des zones jouxtant le palais royal situé dans la préfecture des arrondissements d’Al Fida Mers Sultan en 1984.

D’après le quotidien Assabah, qui rapporte l’information dans son édition du mardi 13 janvier, «le conseil préfectoral, propriétaire des habitations cédées, s’est basé dans sa décision sur le rapport d’expertise établi par une commission mise en place au niveau de l’arrondissement de Hay Hassani».

Après la validation de la cession, explique le quotidien, les autorités compétentes devraient entamer dans les prochains jours les procédures administratives relatives à cette opération. Celle-ci, fait remarquer le quotidien, pourrait rencontrer des difficultés liées notamment à la liste des premiers bénéficiaires en 1984, à leurs héritiers et à d’éventuelles modifications dans les habitations concernées.

En 1984, rappelle le quotidien, «87 familles ont été transférées des parages du palais royal dans la préfecture des arrondissements d’Al Fida Mers Sultan pour être relogées dans des habitations acquises à cette époque par la préfecture de Casablanca-Anfa et mises à leur disposition».

La valeur de la location, qui était fixée entre 60 et 70 dirhams, était régulièrement versée et annexée au budget de la préfecture, indiquent les mêmes sources. Entre 2017 et 2020, les services compétents du ministère de l’Intérieur ont remarqué que la valeur locative en question n’avait jamais été révisée comme l’exigent les lois en vigueur et que les locataires ne passaient plus à la caisse. Le règlement de l’affaire a commencé par le transfert de propriété de ces habitations, dont les superficies varient entre 78 et 87 mètres carrés, du wali de Casablanca au conseil préfectoral de Casablanca, avant que la commission administrative ne valide la dernière opération.

Par La Rédaction
Le 12/01/2026 à 20h21