Carburants: une nouvelle flambée des prix en vue qui inquiète consommateurs et professionnels

La récente augmentation des prix des carburants, qui a fait grimper le gasoil d’environ 2 dirhams et l’essence de près de 1,5 dirham, ravive les préoccupations.

Revue de presseLa récente hausse des prix des carburants et la fragilité du secteur, qui demeure fortement dépendant des perturbations du marché mondial du pétrole, demeurent sur le devant de la scène médiatique et politique. Alors que le pouvoir d’achat subit un coup dur, de nouvelles hausses des prix se profilent à l’horizon. Les détails dans cette revue de presse qui provient du quotidien Al Akhbar.

Le 23/03/2026 à 20h50

La dernière hausse des prix des carburants, avec une augmentation d’environ 2 dirhams pour le gasoil et presque 1,5 dirham pour l’essence, continue de raviver des inquiétudes sur le pouvoir d’achat et soulève des interrogations parmi les professionnels et les exploitants des stations-service.

«Dans ce cadre, ces derniers laissent entendre une éventuelle nouvelle hausse vertigineuse des prix à la pompe, à cause des perturbations du marché mondial du pétrole et de l’envolée du coût de l’approvisionnement», rapporte le quotidien Al Akhbar dans son édition du mardi 24 mars.

La nouvelle hausse des prix prévue serait liée au marché mondial du pétrole, qui subit une flambée et des perturbations, indiquent les professionnels du secteur.

Et de préciser que le marché marocain est dépendant des marchés internationaux. Mais, font-ils remarquer, «chaque hausse du baril sur les marchés internationaux est rapidement suivie au Maroc par une augmentation à la pompe, alors que, lorsque les cours du pétrole chutent, les ajustements à la baisse ne suivent pas immédiatement».

Ce qui soulève moult interrogations autour de la transparence du marché. La nouvelle hausse prévue, met en garde la même source, aura des répercussions directes sur plusieurs autres secteurs, notamment le transport routier et, par ailleurs, sur plusieurs autres produits et services.

Aujourd’hui, poursuit le quotidien, les propriétaires, les commerçants et les gérants des stations-service au Maroc expriment leur colère à propos de la réduction de leur marge de bénéfice à cause du coût élevé de la maintenance, des frais d’eau et d’électricité, en plus des salaires des employés.

S’ajoute à cela la question de la forte concurrence des grandes entreprises qui assurent la distribution, en exerçant des pressions sur les petits acteurs du secteur, qui se retrouvent dans une situation vulnérable entre le marteau de la hausse des prix et l’enclume des charges de fonctionnement.

Alors que les professionnels dressent ce constat, des voix politiques et syndicales montent au créneau pour appeler le gouvernement à intervenir en vue de protéger le pouvoir d’achat. Et ce, indique la même source, à travers l’activation des mécanismes rigoureux de contrôle, en proposant un plafonnement provisoire des prix et l’annulation des taxes à l’importation.

C’est dans ce sens que le député Rachid Hoummouni, président du groupe parlementaire du Parti du progrès et du socialisme (PPS), a interpellé, par une question écrite, la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, en imputant la responsabilité au gouvernement, qui devrait anticiper la crise, activer le stock stratégique, mettre en place un plafonnement provisoire des prix et procéder à l’annulation des taxes à l’importation.

Par Le360
Le 23/03/2026 à 20h50