«Brûleur de têtes de moutons»: aux coins des rues de Casablanca, l'occupation bat son plein

Braséro improvisé à Casablanca, où des jeunes brûlent des têtes de moutons, en ce jour de Aïd Al-Adha 1443. . Adil Gadrouz / Le360 (capture image vidéo)

Le 11/07/2022 à 08h47

Vidéo«Brûleur de têtes de mouton»: l'occupation, rémunérée, a réapparu en ce dimanche de fête religieuse. Cette année encore, des braseros géants et improvisés ont été installés dans de nombreux coins de rues et de ruelles de Casablanca.

Ô joie, ô bonheur, les «brûleurs de tête de moutons» ont fait leur réapparition en ce dimanche 10 juillet 2022, jour des célébrations de Aïd Al-Adha 1443.

Cette année encore et comme tous les ans, dans de nombreux coins de rues et de ruelles de la métropole économique, émane une fumée de chair de mouton brûlée, et ce sont souvent des jeunes du quartier qui se livrent à cette occupation rémunérée.

Ici, dans ce quartier populaire de la métropole, déserté par ses habitants partis fêter l’Aïd en famille dans d'autres régions du Maroc, les clients se comptent sur le bout des doigts, mais cela n’a pas empêché des «brûleurs de têtes de moutons» d'installer au coin d'une rue des braséros improvisés dont ils attisent les flammes régulièrement.

«En ce moment il n’y a que des étrangers dans ce quartier, il y a des gens venus d’autres lieux de Casablanca, et ils ne sont pas nombreux», raconte un jeune «brûleur de têtes de moutons» du quartier populaire de Sbata.

Les riverains qui apportent la tête du mouton qu'ils auront sacrifié doivent s'acquitter d'une somme comprise entre 20 à 30 dirhams. Mais il y a des exceptions qui sont faites à ceux qui n’ont pas les moyens de payer ce prix.

«Cette opération peut coûter au minimum 10 dirhams, et au maximum 30 dirhams, mais pour les voisins qui n’ont pas d’argent et qu’on connaît, on peut le faire gratuitement, il n’y a aucun problème», affirme un autre homme, rencontré dans le quartier populaire de Derb Lekbir. 

Par Adil Gadrouz
Le 11/07/2022 à 08h47