Bioui et Naciri poursuivis pour trafic de drogue et blanchiment d’argent

Photo d'illustration. . DR

Revue de presseEn plus de Said Naciri et Abdenbi Bioui, des élus, hommes d’affaires, gendarmes, policiers, un notaire et un promoteur touristique sont impliqués dans l’affaire. Tout ce monde, soit 23 personnes en plus des deux élus du PAM, a été mis en détention préventive. Une revue de presse du quotidien Al Akhbar.

Le 22/12/2023 à 20h50

Le juge d’instruction près la Cour d’appel de Casablanca a décidé, vendredi tôt dans la matinée, la poursuite des deux dirigeants du PAM, Abdenbi Bioui, président du Conseil de la Région de l’Oriental, et Said Naciri, président du WAC et du Conseil préfectoral de Casablanca, en détention préventive avec 21 autres co-accusés. Le juge a par la suite ordonné leur incarcération à la prison civile Oukacha.

D’après le quotidien Al Akhbar qui rapporte l’information dans son édition du week-end des 23 et 24 décembre, il sera procédé à l’interrogatoire détaillé des mis en cause, dans le cadre de l’instruction d’une affaire de trafic de drogue à l’échelle internationale. Affaire dans laquelle est impliqué «l’Escobar du Sahara». Lhaj Ahmed Benbrahim, qui se fait appeler également «le Malien», est né en 1976 à Kidal, au Mali, d’un père malien et d’une mère marocaine originaire de la région d’Oujda, précise le quotidien.

Bref, en attendant l’enquête détaillée, le juge d’instruction a décidé de poursuivre les deux pontes du PAM et leurs co-accusés pour 14 chefs d’inculpation. Entre autres accusations desquelles ils doivent répondre de trafic international de drogue, blanchiment de capitaux, spoliation de bien immobilier, mainmise sur des véhicules volés, faux et usage de faux.

Parmi les accusés se trouve également Abderrahim Bioui, le frère de l’homme d’affaires et entrepreneur dans le BTP, Abdenbi Bioui, qui est par la même occasion président d’une commune rurale dans les environs d’Oujda. Belkacem El Mir, ancien parlementaire du PAM et gendre de Biouii fait, lui aussi, partie des accusés, au même titre qu’un notaire, un promoteur touristique, des gendarmes, des fonctionnaires de la police et des hommes d’affaires.

La BNJ avait déféré jeudi, rappelle le quotidien, 25 personnes devant le procureur du Roi près la Cour d’appel de Casablanca. Parmi ces personnes, 7 étaient déjà en garde à vue alors que les autres, dont Bioui et Naciri, ont été présentées en liberté provisoire. Par la suite, le procureur a requis leur mise en détention provisoire. Requête à laquelle le juge d’instruction a fini par accéder.

D’après Al Akhbar, cette affaire risque de livrer de nombreuses surprises. Il est ainsi attendu que d’autres personnes citées dans l’affaire soient déférées en groupes séparés, dans les jours à venir, devant le Parquet. En ce sens, explique le quotidien citant des sources proches du dossier, 25 autres individus auraient été entendus, ce vendredi, par le substitut du procureur du Roi près la Cour d’appel de Casablanca. Ce dernier devait entendre un autre groupe de personnes liées à cette affaire avant d’interroger des témoins dont le quotidien n’a pas cité le nombre.

Toutes ces personnes, affirme le quotidien, ont été transportées dans des véhicules de la BNPJ, après la conclusion de l’enquête préliminaire. Enquête qui porte sur leurs liens présumés avec le trafiquant de drogue dénommé le Malien, incarcéré dans la prison d’El Jadida depuis 2019 et qui vient d’être transféré à la prison Oukacha à Casablanca.

Par Amyne Amslal
Le 22/12/2023 à 20h50