Tindouf: déplacement raté du ministre équatorien des Affaires étrangères

Le ministre équatorien des AE, William Long, reçu jeudi par son homologue algérien Ramtane Lamamra. . dr

Le ministre équatorien des Affaires étrangères, William Long, devait se rendre jeudi dernier à bord d'un avion militaire à Tindouf. Mais les aléas climatiques en ont décidé autrement, faisant perdre à l'émissaire "équatoRIEN" et à son hôte polisarien un show inutile.

Le 01/10/2016 à 15h55

Le voyage du ministre équatorien des AE à Tindouf, annoncé à grand roulement de tambours par le Polisario, n'a finalement pas eu lieu. William Long, qui devait se rendre dans les camps de fortune à bord d'un appareil des forces de l'air équatoriennes, a dû être cloué à Alger, se contenant d'une pause photo avec son homologue algérien Ramtane Lamamra.

Lamamra, ministre "des occasions ratées", avait cette fois contre lui les aléas du climat, à l'origine de l'annulation du voyage du ministre équatorien du côté de Lahmada Tindouf, comme annoncé par la machine de propagande séparatiste.

En effet, à Alger comme à Tindouf, il fait un temps exécrable, au propre comme au figuré. L'économie est en berne, en raison du plongeon continu des cours de pétrole (60% des recettes de l'Etat!), la situation sociale est explosive (flambée des prix des produits de consommation), le vide institutionnel est sidéral (un président affalé à son fauteuil roulant) et, last not least, une guerre de clans qui risque d'emporter ce semblant de stabilité, dont le clan Bouteflika veut faire un cheval de campagne pour s'assurer une "éternité" au pouvoir! 

Et comme un malheur n'arrive jamais seul, les fortes intempéries qui frappent le voisin de l'est viennent compliquer la tâche aux dinosaures tapis dans le prestigieux club des Pins, à Alger. Sûrement que le ministre Lamamra pariait sur cette visite de son homologue équatorien à Tindouf pour faire diversion. Sauf que le climat n'a pas tourné à l'avantage de cette énième farce. Comment se fait-il que l'Equateur, menacé d'un scénario vénézuélien, après la chute des cours de pétrole, peut-il prétendre voler au secours aujourd'hui du Polisario?

Il faut noter que le très populiste président de ce pays d'Amérique du sud, Rafael Correo, est tombé en disgrâce, y compris aux yeux de ses partisans, à plus forte raison un peuple gouverné d'une poigne de fer par ce dictateur qui n'a apporté à son pays que répression et misère. Pitoyable!

La comédie à laquelle son ministre voulait se livrer, avec son "pote" Lamamra, du côté de Tindouf, n'a finalement pas eu lieu. Les temps ont changé!

Par Ziad Alami
Le 01/10/2016 à 15h55