Dans un communiqué à la portée politique manifeste, le cabinet royal a transcendé la simple clôture de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025. L’événement est présenté, non comme un aboutissement sportif, mais comme l’expression d’un État qui affermit sa stature sur les scènes continentale et internationale. Selon l’éditorialiste d’Al Akhbar de ce week-end, la compétition se mue ainsi, par la grâce de ce texte, en un discours souverain et serein. Un discours qui incarne une vision politique réfléchie, témoigne d’une action efficace et réaffirme une confiance en soi robuste, doublée d’un ancrage africain profond.
Le sport, selon la conception royale qui s’en dégage, ne constitue pas un domaine isolé. Il s’inscrit en continuum du modèle marocain, lequel privilégie une planification stratégique fondée sur l’investissement dans les infrastructures et le capital humain, ainsi que sur la clarté des choix. Cette approche systémique transforme les réussites en processus naturels et durables, bien au-delà d’un succès conjoncturel ou éphémère, note l’éditorialiste d’Al Akhbar.
Au cœur de cette philosophie, le souverain replace le citoyen au premier plan, avant les enceintes sportives, les statistiques ou les trophées. Le message est limpide: une organisation exemplaire ne naît pas seulement d’installations de qualité, mais d’un esprit collectif assumant ses responsabilités et œuvrant avec assurance sous les projecteurs. C’est précisément cet esprit entrepreneurial qui révèle le vrai visage du Maroc, par-delà les récits biaisés que ses succès peuvent susciter.
Le communiqué dépasse également le cadre footballistique en considérant la sélection nationale non comme une simple équipe, mais comme la synthèse d’un parcours et l’incarnation d’un projet national. Son classement mondial, tel que relevé par la FIFA, n’est ainsi pas perçu comme un bond exceptionnel, mais comme l’aboutissement logique d’une politique volontariste et cohérente.
Le texte aborde avec mesure les incidents survenus en fin de match face au Sénégal, choisissant de s’adresser aux citoyens dans le langage de l’État confiant et rationnel. Un État que les événements passagers ne détournent pas de ses objectifs stratégiques, sans excès, dénégation ni débordements émotionnels. Il souligne qu’il ne reste de ces moments de tension que la profondeur des liens africains. Ce message vise un double public: l’intérieur, pour le prémunir contre toute provocation, et l’extérieur, pour lui signifier que le Maroc ne bâtit pas son image sur des réactions impulsives.
En replaçant la réussite de l’événement dans son «contexte naturel» – une réussite marocaine à rayonnement africain –, le communiqué intervient dans un moment potentiellement périlleux pour en rectifier la lecture, souligne l’éditorialiste d’Al Akhbar. Sa vocation est de «régler la boussole» et de nommer les choses avec justesse: capitaliser sur les acquis moraux et civilisationnels de cette grandiose édition marocaine de la CAN et remettre les événements de la finale à leur juste proportion.








