Maroc Mantlet 2025 ou quand la fraternité entre les FAR et la Garde nationale de l’Utah se déploie pour sauver des vies

L’exercice Maroc Mantlet 2025, organisé du 7 au 20 septembre, a vu les équipes marocaines et américaines s’entraîner conjointement à la gestion des catastrophes. (Far Maroc/Facebook)

Le 22/10/2025 à 12h36

VidéoDu 7 au 20 septembre, entre Kénitra et Casablanca, les Forces armées royales et la Garde nationale de l’Utah ont mené l’exercice «Maroc Mantlet 2025». Simulation d’un tsunami, sauvetages urbains, interventions médicales et lutte NRBC... Deux nations, un seul réflexe, celui d’agir ensemble. Les images.

«Notre partenariat avec le Maroc est fort», «les gens sont incroyables» ou encore «ce sont des amis, ce sont désormais une famille»... Les déclarations de plusieurs officiers américains relayées dans une vidéo partagée par les Forces armées royales résument l’esprit de Maroc Mantlet 2025, organisé du 7 au 20 septembre entre Kénitra et Casablanca. Une coopération militaire structurée sur l’échange, la confiance et l’efficacité sur le terrain.

L’exercice Maroc Mantlet 2025 a réuni les Forces armées royales et la Garde nationale de l’Utah autour d’un scénario de crise majeur. Un tsunami frappe les côtes, des équipes mixtes se mobilisent, les modules d’intervention s’activent.

Derrière la manœuvre, une alliance stratégique construite sur plusieurs décennies de partenariat entre le Royaume et les États-Unis. Maroc Mantlet est un programme d’entraînement bilatéral axé sur la réponse aux catastrophes naturelles et technologiques. Il combine formation, coordination et mise en œuvre opérationnelle dans des conditions proches du réel.

Un socle de coopération structuré

«Pour plus de deux décennies, la Garde nationale de l’Utah et le Royaume du Maroc ont construit l’un des partenariats internationaux les plus solides et les plus durables au monde», souligne-t-on. Maroc Mantlet repose sur six modules opérationnels: médical, NRBC, lutte contre les incendies, recherche et extraction, commandement et coordination et sauvetage aquatique.

«L’objectif est d’avoir des membres de chaque spécialité pour assurer la première interaction avec les victimes. Nous avons fait beaucoup de chemin. Au début, il n’y avait pas de dispositifs médicaux sur le terrain. Aujourd’hui, nous avons une tente de soins intensifs directement sur les lieux», explique Master Sgt. Holly Mclelland.

Fait notable: ces manœuvres reposent sur un apprentissage mutuel. «Nous avons pu leur enseigner de nouvelles techniques avec leurs nouveaux équipements. Ils étaient enthousiastes et pour nous, c’était une expérience incroyable», affirme Staff Sgt. Michael Heeter.

«Le réseautage ici est phénoménal. Ils nous ont appris des méthodes qu’on ne pratique pas aux États-Unis. Même si nous n’avons pas toujours l’occasion de tout montrer le jour J, nous avons eu cinq semaines d’entraînement avec eux et nous avons autant appris que nous avons enseigné», ajoute-t-il.

Master Sgt. Nathan Torres partage lui aussi cette approche. «Quand vous vous entraînez ailleurs, vous changez votre manière de penser. Il n’y a pas une seule façon de faire. Leur approche nous inspire et nous pousse à trouver des méthodes plus rapides et plus efficaces», fait-il observer.

Le Maroc dispose d’une solide expérience dans la gestion des crises. Les inondations et les séismes récents, dont celui de Marrakech, ont forgé des réflexes opérationnels reconnus. «Leur expertise est dans la réponse réelle. La nôtre, c’est dans la formation», confie un officier américain.

Sgt Yahia Larochen, linguiste du 300ème MI BDE, résume cette complémentarité. «Beaucoup de soldats avec qui nous nous entraînons ici ont sauvé des vies. C’est le résultat du travail acharné que nous faisons ensemble», note-t-il.

Le temps et les épreuves ont transformé cette coopération en une fraternité opérationnelle. Deux nations, deux armées, une seule méthode: agir ensemble quand la catastrophe frappe.

Par La Rédaction
Le 22/10/2025 à 12h36