Maroc-Iran: Prémices d'un dégel?

Hassan Rouhani, président iranien. . DR

Revue de presseKiosque360. L'Iran est convié à prendre part à la réunion du Comité Al Qods, prévue les 16 et 17 janvier courant à Marrakech.

Le 14/01/2014 à 11h59

Le Maroc a adressé une invitation à l’Iran pour prendre part à la réunion du Comité Al Qods qui aura lieu à Marrakech les 16 et 17 janvier à Marrakech sous la présidence du roi Mohammed VI, révèle à sa Une Annass à paraître ce mardi 14 janvier. L’Iran étant membre de ce Comité, fait savoir le quotidien arabophone citant Salaheddine Mezouar, ministre des Affaires étrangères et de la coopération. Et de préciser que cette invitation a été adressée à l’Organisation de coopération islamique (OCI), dont l'Iran est membre. Les relations diplomatiques rompues depuis 2009, cette invitation fait l'objet de plusieurs lectures.

Le Maroc suit de près les démarches diplomatiques de l'Iran

A en juger par les propos de Mbarka Bouaida, ministre déléguée aux Affaires étrangères sur les colonnes de Annass, l’invitation de l’Iran ne s’inscrit pas dans un cadre bilatéral. Bouaida insiste sur le fait que l'invitation a été adressée à l'OCI. A la question de savoir s'il faut s'attendre à une reprise des relations diplomatiques entre les deux pays, la ministre déléguée aux Affaires étrangères souligne que le Maroc, à l'image de plusieurs pays, suit de près l'évolution des relations entre Téhéran et la communauté internationale, notamment en ce qui concerne la gestion dossier du nucélaire iranien et les discussions de l'Iran avec l'administration Obama. Rappelons que, à la fin du mois de novembre dernier à Genève, l'Iran et les puissances mondiales sont parvenus à un accord selon lequel le pays doit suspendre à partir du 20 janvier et pendant une durée de six mois, une partie de ses activités nucléaires sensibles en échange d’une levée partielle des sanctions à son encontre.

Pour Mbarka Bouaida, la reprise des relations avec l'Iran n'est pas à l'ordre du jour de l'agenda de la diplomatie marocaine. Mais en diplomatie, tout est possible. Les signaux d'ouverture lancés par le président modéré Hassan Rouhani depuis son arrivée au pouvoir en juin 2013 laissent présager une ouverture de l'Iran. La réunion du Comité d'Al Qods serait-elle une occasion pour enclencher un dialogue? Il y a de rappeler que Rabat avait rompu ces relations pour protester contre Téhéran accusée de soutenir une mouvance chiite au Maroc. Cette tension était née en pleine crise politique survenue en 2010 entre les pays du Golfe notamment avec Bahrein, les Emirats arabes unis et l'Arabie saoudite.

Par Abir Al Maghribi
Le 14/01/2014 à 11h59