L’Intérieur prépare un large redéploiement des agents d’autorité selon de nouveaux critères

Abdelouafi Laftit, ministre de l'Intérieur, en réunion aves les walis.

Abdelouafi Laftit, ministre de l'Intérieur, en réunion aves les walis. . MAP

Revue de presseKiosque360. Le ministère de l’Intérieur adopte désormais de nouveaux critères objectifs pour la promotion et redéploiement de ses cadres. Fini donc les «recommandations amicales», le favoritisme et autres «pistons» pour gravir les échelles de l’administration territoriale.

Le 05/07/2019 à 00h27

Un mouvement de promotion de grande envergure est annoncé durant les tout prochains jours au sein des agents d’autorité au niveau du ministère de l’Intérieur. Il concernera les secrétaires généraux des wilayas et préfectures, les chefs d’arrondissement, les pachas et caïds. C’est du moins ce que rapporte le quotidien Al Akhbar du 5 juillet, qui dit avoir recueilli cette information auprès d’une source autorisée relevant du département de Abdelouafi Laftit.

Cependant ce nouveau mouvement tranchera nettement avec la pratique d’antan, en ce sens que de nouveaux critères objectifs serviront désormais de base à la sélection puis à la promotion des cadres de l’administration territoriale. A cet effet, le ministère de l’Intérieur a instauré une nouvelle méthodologie pour assurer un bon suivi de la promotion de ses cadres. Ainsi, depuis deux années, il a été institué une commission d’évaluation chargée de sélectionner et de convoquer les agents d’autorité concernés par un éventuel redéploiement ou une promotion. Ils subissaient ainsi plusieurs tests au siège du ministère de l’Intérieur à Rabat avant de regagner leurs nouveaux postes ou d’être recalés.

Finalement, il a été décidé cette année que c’est la commission d’évaluation qui doit se déplacer chez les agents d’autorité pour suivre sur place et au quotidien leur façon de travailler. Et les noter selon des critères préétablis: la bonne gouvernance, l’efficacité administrative, la conscience de la responsabilité et d’avoir des comptes à rendre à l’Etat (l’employeur contractuel), la communication avec les administrés, la descente sur le terrain pour accomplir des tâches de proximité au profit du citoyen…

Fini donc les notations (le plus souvent subjectives) des chefs hiérarchiques, les coups de piston, le favoritisme, l'inégalité des chances… des pratiques antinomiques avec le nouveau concept de l’autorité.

Par Mohamed Deychillaoui
Le 05/07/2019 à 00h27