Crise des carburants: des pistes pour juguler la flambée des prix

Pour juguler la flambée actuelle des prix des carburants, de nombreux pays ont pris d’importantes mesures d’économie d’énergie.. DR

Revue de pressePartout à travers le monde, de nombreux pays ont pris d’importantes mesures d’économie d’énergie pour juguler la flambée actuelle des prix des carburants. Grâce à l’instauration du travail à distance, à l’encouragement des automobilistes à emprunter les transports en commun, à la diminution temporelle et spatiale de l’éclairage public…, de nombreux pays ont déjà réussi à économiser des centaines de millions de dollars. Au Maroc, les solutions efficaces existent, mais attendent d’être mises à exécution, le temps que les autorités comprennent que la flambée des coûts de l’énergie n’est pas que conjoncturelle. Les détails dans cette revue de presse tirée du quotidien Assabah.

Le 02/04/2026 à 20h34

Depuis le 1er avril courant, l’Indonésie a pris d’importantes mesures pour juguler la flambée des prix des carburants. Le pays a ainsi commencé, dans un premier temps, par instaurer le travail à domicile tous les vendredis pour ses fonctionnaires, tout en demandant au secteur privé de faire de même. Résultat de ces mesures, qui n’ont rien de draconiennes: 365 millions de dollars seront économisés chaque semaine par le budget de l’État. Dans son édition du vendredi 3 avril, le quotidien Assabah cite aussi deux autres exemples de pays asiatiques qui ont pris des mesures efficaces contre la flambée des prix de l’énergie. C’est ainsi qu’au Vietnam, le gouvernement a mis sur pied une stratégie globale d’urgence visant à diminuer la consommation d’énergie de 3% dans l’immédiat, en attendant de faire passer ce taux à 10% d’économie d’énergie, particulièrement durant les pics de consommation d’électricité. Parallèlement, et en plus de l’adoption du travail à distance, les immeubles d’habitation ont été autorisés à recourir au photovoltaïque pour s’alimenter en énergie solaire.

«Les exemples de pays ayant pris des mesures d’économie d’énergie sont nombreux», écrit Assabah, surtout que la fin de la guerre en Iran, cause directe de la flambée actuelle, est loin de pointer à l’horizon. Il faut donc s’attendre à un siphonage plus ou moins durable des budgets des États non producteurs de pétrole et de gaz naturel, et à son corollaire, une baisse drastique du pouvoir d’achat des citoyens face au renchérissement des produits de consommation courante.

Dans ces conditions, sur lesquelles il n’a pas de prise, le Maroc doit chercher des solutions structurelles pour faire face à la flambée des prix des carburants, autres que celles du soutien conjoncturel à certains secteurs, comme celui des transports. Il faut imaginer des solutions d’économie de l’énergie qui allient des mesures économiques et juridiques efficaces, couvrant les modèles de transport, de travail et de production. Ces solutions urgentes n’ont pas besoin de «baguette magique», car elles sont à portée de main. Il faut, par exemple, soutenir les ménages et les entreprises dans l’adoption et l’installation de panneaux solaires photovoltaïques en vue de faire baisser la facture énergétique de l’État et des usagers locaux d’électricité. C’est là un premier pas contre la dépendance totale à l’égard des fluctuations imprévisibles des prix de l’énergie sur les marchés mondiaux. Les transports en commun doivent également être encouragés à travers la conscientisation des automobilistes, car les embouteillages quotidiens dans les grandes villes du Royaume sont aussi synonymes de surconsommation de carburants.

Assabah cite beaucoup d’autres pistes permettant l’économie d’énergie, comme l’adoption des constructions intelligentes, la rationalisation de la climatisation et de l’éclairage dans les bureaux et habitations… toutes mesures qui doivent être internalisées en tant que culture de l’économie de l’énergie en vue de sauvegarder le budget de l’État et les poches des citoyens.

Par La Rédaction
Le 02/04/2026 à 20h34