Trump dit que l’Iran sera frappé «extrêmement durement» pendant encore deux à trois semaines

Le président américain Donald Trump.

Donald Trump a affirmé que les Éats-Unis étaient «proches de remplir» leurs objectifs dans la guerre contre l’Iran, mais qu’ils continueraient de frapper le pays «extrêmement durement» pendant encore deux à trois semaines.

Le 02/04/2026 à 06h30

Lors de sa première allocution depuis les premières heures du conflit il y a un peu plus d’un mois, le président américain a mis en avant des victoires «décisives» et «écrasantes» obtenues par les États-Unis, réaffirmant que les frappes étaient nécessaires pour empêcher l’Iran d’avoir l’arme nucléaire.

«Nous allons les frapper extrêmement durement au cours des deux à trois prochaines semaines. Nous allons les ramener à l’âge de pierre auquel ils appartiennent», a-t-il lancé.

Donald Trump a de nouveau menacé de s’en prendre aux infrastructures énergétiques iraniennes, affirmant qu’en l’absence d’accord, les États-Unis allaient «frapper chacune de leurs centrales électriques très durement et probablement simultanément».

Le président américain a également appelé les pays qui dépendent du détroit d’Ormuz à s’occuper de résoudre le blocage par l’Iran de cette voie maritime stratégique pour la distribution d’hydrocarbures à travers le monde.

Dans la matinée, il avait exclu toute trêve sans réouverture de détroit, dont le blocage déstabilise l’économie mondiale. Sans levée du blocus, l’Iran serait bombardé «jusqu’à l’anéantissement», avait-il averti.

La quasi-fermeture de ce passage maritime a entraîné une envolée des cours du pétrole, nourrissant la peur d’une inflation durable.

Dans ce contexte, Londres a annoncé la tenue jeudi d’une réunion virtuelle impliquant une trentaine de pays prêts à garantir la sécurité dans le détroit une fois les hostilités terminées.

Les répercussions économiques du conflit continuent de se faire sentir dans le monde. Dans un entretien à l’AFP, le directeur général de la Banque mondiale, Paschal Donohoe, s’est dit mercredi «très inquiet» des conséquences de la guerre, notamment «sur l’inflation, les emplois et la sécurité alimentaire».

Dans la journée de mercredi, les pays du Golfe ont été encore visés par des attaques iraniennes, comme aux Émirats, où un Bangladais a été tué.

Comme aussi en Israël, où l’armée a dit avoir contré des tirs de missiles depuis l’Iran dans la nuit de mercredi à jeudi, après une journée marquée par d’autres tirs qui ont fait 14 blessés près de Tel-Aviv.

Dans son allocution, Donald Trump a promis qu’il n’abandonnerait pas ces alliés du Golfe, nommément «Israël, l’Arabie saoudite, le Qatar, les Émirats arabes unis, le Koweït et Bahreïn».

De son côté, Israël a également poursuivi ses bombardements, avec une «vague de frappes de grande ampleur» à Téhéran. De puissantes explosions ont retenti mercredi après-midi dans l’ouest de la ville, selon un journaliste de l’AFP.

Côté israélien, si le gouvernement a estimé qu’une partie de ses objectifs était atteint en portant «un coup» aux programmes nucléaires et balistiques iraniens, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a insisté: la «campagne n’est pas terminée».

Par Le360 (avec AFP)
Le 02/04/2026 à 06h30