Une ligne de crédit pour l’investissement dans l’eau

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Revue de presseKiosque360. Pour financer les investissements destinés à la protection des ressources hydriques, la BEI et l’AFD ouvrent le robinet de crédit à la banque marocaine. Grandes lignes d’un accord inédit.

Le 16/11/2016 à 17h18

Protéger les ressources en eau et l’adaptation au changement climatique du Maroc, c’est l’engagement formulé par BMCE Bank of Africa, l’Agence française de développement (AFD) et la Banque européenne d’investissement (BEI). Les trois parties ont signé, à la COP22, un protocole d’entente en vue d’attirer les investissements privés pour l’adaptation au changement climatique au Maroc, peut-on lire dans les colonnes du quotidien Aujourd’hui Le Maroc, daté du 16 novembre.

De par ce protocole d’accord, l’AFD et la BEI réitèrent leur confiance en la BMCE Bank of Africa. Les deux institutions sont déjà partenaires de la banque marocaine à travers le programme Morseff, destiné à encourager les investissements dans les énergies durables. Pour cette nouvelle collaboration, l’AFD et la BEI étudient la mise en place d’une ligne de crédit en faveur de la banque d’Othman Benjelloun.

Cette ligne de crédit, une première au Maroc et en Afrique, rétrocédera les fonds aux industriels et aux opérateurs d’eau potable et assainissement en vue de financer des projets de protection de la ressource en eau et d’adaptation au changement climatique, en l’occurrence la dépollution hydrique, la réutilisation des eaux usées traitées et la réduction des fuites.

BMCE Bank of Africa compte sensibiliser ses clients aux technologies contribuant à la protection des ressources hydriques. L’engagement du Maroc en termes d’eau et d’assainissement a été confirmé dans sa contribution nationale présentée lors de la COP21. A cet effet, 11 des 14 objectifs d’accroissement de la résilience du pays aux changements climatiques concernent ces domaines. Ils incluent, entre autres, la collecte, l’épuration et la réutilisation des eaux usées, l’économie d’eau en irrigation, ainsi que la préservation des eaux souterraines.

Par Fayçal Ismaili
Le 16/11/2016 à 17h18