Mondial 2030: ces grands projets attendus au Maroc

La coupe du Monde

Revue de presseLa préparation du Mondial 2030 s’inscrit dans une démarche stratégique, où l’expérience acquise lors des précédentes compétitions, l’implication du secteur privé et l’intégration d’un large éventail d’entreprises nationales constituent des piliers essentiels pour faire de cet événement un succès sportif, mais aussi économique. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien L’Economiste.

Le 11/02/2026 à 20h41

Le Forum d’affaires Maroc–Espagne–Portugal, consacré à la Coupe du monde 2030 et organisé par la CGEM, la CEOE et la CIP, marque un tournant vers une phase plus opérationnelle pour la préparation de l’événement. «Le mardi 10 février, responsables publics et chefs d’entreprise se sont réunis au Complexe Mohammed VI de football pour placer le secteur privé au cœur de la dynamique de préparation», relate le quotidien L’Economiste dans son édition du jeudi 12 février.

Le Grand Stade Hassan II de Casablanca, pièce maîtresse du dispositif marocain, incarne l’ambition du pays pour le Mondial 2030. Avec une capacité prévue de 150.000 spectateurs, cette infrastructure symbolise la volonté du Maroc de jouer un rôle central dans l’organisation de cette compétition historique. Pour Fouzi Lekjâa, ministre délégué chargé du Budget et président de la Fédération royale marocaine de football, l’expérience acquise lors de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 constitue un véritable tremplin. «Le Maroc a organisé la meilleure CAN de l’histoire», a-t-il affirmé, rappelant que l’événement avait généré plus de 2 milliards d’euros de retombées économiques pour environ 1 milliard d’euros d’investissements dans les infrastructures sportives, tout en créant plus de 60.000 emplois directs et indirects et en mobilisant plus de 3.000 entreprises marocaines.

«La Coupe du monde 2030, qui coïncidera avec le centenaire de la première édition de 1930, sera pour la première fois organisée sur deux continents, impliquant une coordination permanente entre le Maroc, l’Espagne et le Portugal», rapporte L’Economiste. Les 101 matchs se dérouleront sur une période courte, avec une mobilité des équipes entre plusieurs villes et pays. Cette configuration inédite nécessite une orchestration minutieuse des transports, de la logistique, de la sécurité et de la gestion des flux pour assurer un déroulement harmonieux.

Dans ce contexte international marqué par des tensions géopolitiques et des incertitudes économiques, Fouzi Lekjâa a insisté sur la nécessité d’une «mobilisation collective et d’une intelligence collective» capable d’anticiper les aléas. Chakib Alj, président de la CGEM, a quant à lui souligné que la Coupe du monde devait s’inscrire dans une logique de transformation économique et sociale. Il a cité l’exemple de l’Espagne, où la Coupe du monde 1982 et les Jeux olympiques de Barcelone en 1992 avaient permis une modernisation accélérée et un repositionnement économique. Pour Alj, l’événement de 2030 doit jouer un rôle comparable pour le Maroc, l’Espagne et le Portugal, en encourageant les investissements, l’innovation et la création de valeur. Selon lui, la Coupe du monde ne crée pas la transformation mais l’accélère et la renforce, comme l’a démontré la CAN 2025.

«Le défi pour le Maroc consiste également à maximiser l’impact économique de l’événement en intégrant les très petites, petites et moyennes entreprises dans les chaînes de valeur générées», relève L’Economiste. Le pays bénéficie d’un contexte favorable, avec une croissance projetée à plus de 5% en 2026, une inflation maîtrisée autour de 1% et un niveau record d’investissements directs étrangers en 2025. Dans ce cadre, l’organisation conjointe avec l’Espagne et le Portugal offre aux entreprises marocaines un environnement compétitif et comparatif face à des économies européennes matures.

La préparation des infrastructures dépasse le seul cadre des stades et implique des investissements massifs dans la mobilité et les transports. Le prolongement de la ligne à grande vitesse vers Marrakech, sur 430 kilomètres, complétera l’axe Tanger–Kénitra, avec des attributions partagées entre entreprises marocaines et partenaires étrangers à parts égales. Des réseaux express régionaux seront développés à Casablanca, Rabat et Marrakech, accompagnés de nouvelles gares et d’un renforcement du réseau autoroutier, qui devrait passer de 1.850 à 3.000 kilomètres d’ici 2030. Des accès spécifiques aux grands stades seront aménagés pour fluidifier les flux les jours de match. L’aéroport Mohammed V de Casablanca bénéficiera de la construction d’un troisième terminal afin d’anticiper l’augmentation du trafic international.

Les entreprises marocaines sont déjà fortement impliquées dans la réalisation des infrastructures sportives. Le Complexe Moulay Abdellah à Rabat et le Grand Stade de Tanger, rénovés pour accueillir la CAN 2025, sont pleinement opérationnels. La reconstruction et la modernisation de ces enceintes ont été assurées par des entreprises nationales, respectant les délais prévus. Le Grand Stade Hassan II de Casablanca reste le projet phare, avec ses 150.000 places et la réalisation du terrassement par une entreprise marocaine, tandis que la construction des infrastructures est confiée à un groupement d’entreprises nationales. Les travaux avancent conformément au calendrier, et d’autres stades à Marrakech, Agadir et Fès seront également modernisés pour répondre aux standards internationaux.

Par La Rédaction
Le 11/02/2026 à 20h41