Métiers mondiaux du Maroc: l'IRIS dresse le bilan

Une ligne de production de voitures de tourisme à l'usine Somaca de Renault, à Casablanca.  . MAP

Revue de presseKiosque360. Certains métiers mondiaux du Maroc souffrent de manque de financement, d'absence d’attractivité, de concurrence déloyale... Cet article est une revue de presse tirée du journal Les Inscriptions ECO.

Le 18/04/2022 à 22h22

L’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) établit un diagnostic prospectif des six métiers mondiaux du Maroc. Dans son édition du 19 avril, Les Inspirations ECO annonce, de prime abord que «les entreprises opérant dans les chaînes de valeur mondiales sont pourvoyeuses d’emplois et que la qualité de la main d’œuvre y est meilleure, avec des gains de productivité plus élevés».

Il ajoute que les métiers mondiaux au Maroc sont source d’emplois pour les femmes et les jeunes et source d’’amélioration des infrastructures, de l’accès au financement bancaire et de création de centres de formation. Mieux, «ils sont également impulsés par le degré de compétitivité et la capacité à absorber les transferts de technologie ainsi que les exportations à forte valeur ajoutée». Sans parler de leurs retombées en matière de recherche et développement qui permettent de suivre les évolutions technologiques avec des effets d’entrainement sur les autres secteurs nationaux.

Toutefois, le quotidien relativise: «les impacts économiques et sociaux seraient beaucoup plus importants s’il y avait une attractivité suffisante des investissements directs étrangers». Ce n'est pas tout puisque «le capital humain qualifié, les difficultés d’absorption de la technologie et le manque de financement font également défaut».

C'est le cas des métiers de l’automobile où le Maroc se positionne comme étant un pays «Best Cost». Si on note une remontée progressive de la chaîne de valeur, à travers le développement des produits finis, le secteur souffre d’un manque de personnel qualifié et de financement. Le journal va même jusqu'à souligner que «les marques installées ne sont pas bien intégrées dans les nouvelles chaînes de valeur technologiques». Et cela n'arrange pas la compétitivité du Royaume puisque «ce dernier affiche un déficit d’attractivité». Les challenges sont importants et nombreux. Cela va de la baisse des coûts de production à la sophistication de la construction des véhicules, en passant par l’accélération des investissements dans les chaînes d’approvisionnement et de valeur régionales ainsi que les exigences environnementales, lesquelles imposent un changement de paradigme de la mobilité, entre autres.

Le journal évoque aussi le secteur aéronautique. «Le pays a mis en place une politique volontariste d’insertion dans la chaîne de valeur mondiale de l’aéronautique mais fait face à une cherté du foncier et aux difficultés d’accès au financement, à une forte réglementation ainsi, aux contraintes de certification et d’audit propres à l’industrie aéronautique». Il parle également d'une stratégie de montée en gamme et les coûts élevés de transfert pour les investisseurs étrangers, non couverts par les programmes de subvention. Sans oublier, la concurrence de pays étrangers et les exigences des donneurs d'ordre stricts et souvent difficiles à satisfaire.

Les Inscriptions ECO n'a pas omis de se pencher sur le secteur de l’agroalimentaire. Un secteur qui est «devenu un levier stratégique. Cette locomotive de l’économie a réussi à attirer des investisseurs pour développer l’aval de la chaîne de valeur».

Pour ce qui est du secteur textile, le journal relève un certain nombre de points négatifs notamment une forte dépendance des marchés extérieurs et une faiblesse de l’amont industriel.

Par Rachid Al Arbi
Le 18/04/2022 à 22h22