Le Conseil de la concurrence renforce la surveillance du marché des carburants

Le Conseil de la concurrence, à Rabat.

Revue de presseDans un contexte de tensions et de flambée des cours du pétrole, le Conseil de la concurrence intensifie le suivi du gasoil et de l’essence. L’objectif est d’assurer la transparence des prix, de garantir une concurrence loyale et de protéger les consommateurs contre toute évolution injustifiée. Cet article est une revue de presse tirée de Finances News Hebdo.

Le 29/03/2026 à 18h29

Face à l’accélération des tensions au Moyen-Orient et à la flambée des prix du pétrole sur les marchés internationaux, le Maroc intensifie sa surveillance du marché des carburants afin de préserver la transparence et une concurrence loyale. Les perturbations dans les chaînes d’approvisionnement mondiales, aggravées par les récents conflits et les actions militaires dans la région, ont entraîné une hausse rapide et significative des prix du pétrole et de ses produits dérivés, touchant aussi bien le gasoil et l’essence que des matières premières utilisées dans de nombreux secteurs, comme les plastiques, indique le magazine Finances News Hebdo.

Le pays, importateur net de produits pétroliers liquides, reste particulièrement exposé à ces fluctuations. Dans ce contexte, le Conseil de la concurrence a décidé de renforcer ses mécanismes de suivi afin de s’assurer que les variations des prix internationaux se répercutent sur le marché national de manière transparente et proportionnée, sans distorsion ni manipulation. Cette démarche, a-t-on lu dans Finances News Hebdo, s’inscrit dans le cadre de l’accord transactionnel conclu avec les distributeurs en gros de carburants, qui prévoit un suivi régulier des prix et de leurs modalités de transmission. Les opérateurs concernés ont été reçus par le Conseil et une note explicative sur les conclusions de ces réunions sera prochainement publiée sur son site officiel. Selon le Conseil, les prix nationaux doivent refléter, dans des délais raisonnables, les évolutions observées sur les marchés internationaux, tout en tenant compte des contraintes logistiques liées à l’approvisionnement et au stockage.

Face à la volatilité actuelle, le suivi du marché national sera désormais plus rapproché: la périodicité des contrôles, habituellement trimestrielle, passera à un rythme mensuel. Ce monitoring portera principalement sur le gasoil et l’essence, à tous les niveaux, de l’importation à la distribution. Le Conseil de la concurrence indique également qu’il restera attentif aux autres secteurs économiques, hors hydrocarbures, afin de détecter toute fluctuation injustifiée des prix, toute hausse excessive des marges ou tout indice d’entente ou d’abus de position dominante pouvant fausser la concurrence.

Les évolutions disproportionnées, comparées aux coûts réellement supportés ou aux prix de référence internationaux, feront l’objet d’analyses approfondies, notamment dans le cadre du reporting annuel des opérateurs. À travers ce dispositif renforcé, l’autorité compétente entend garantir le bon fonctionnement du marché, protéger les consommateurs et assurer que la concurrence se déroule dans un cadre équitable et transparent, même dans un contexte international marqué par l’incertitude et la volatilité.

Par La Rédaction
Le 29/03/2026 à 18h29