Inflation américaine: Biden envers et contre tous

Le président américain Joe Biden prononce une brève allocution dans la salle à manger d'Etat de la Maison Blanche, le 9 décembre 2021 à Washington. . Chip Somodevilla / Getty Images / AFP

Revue de presseKiosque360. Le déséquilibre entre l'offre et la demande induit l'envolée des prix aux Etats-Unis (6,8% en novembre) qui se traduit par le mécontentement des consommateurs. Au point de faire dégringoler la cote de popularité du président américain qui cherche des coupables. Cet article est une revue de presse de La Tribune.

Le 11/01/2022 à 00h33

Joe Biden n'a plus la cote dans son pays. Le président américain voit sa popularité baisser auprès des consommateurs à cause du niveau élevé de l'inflation américaine, 6,8% en novembre, qui rogne leur pouvoir d'achat. Dans son édition en ligne, La Tribune n’hésite pas à qualifier ses projets de la relance de la demande de «démesurés» avec des «conséquences inattendues (par lui)».

Malgré cela, il persiste en promettant à ses électeurs de lutter contre la hausse des prix. Or pour le journal, les lois économiques sont pourtant simples. Il est normal «qu'une situation dans laquelle la demande est forte et l'offre est contrainte génère fatalement une hausse des prix, qu'il s'agisse du marché des produits électroniques, des transports, de l'énergie ou du marché du travail lui-même». Sauf dans le cas du président américain, «il est plus simple et plus cynique de trouver des coupables de substitution à blâmer», écrit le quotidien qui affirme que le coupable habituel en l'espèce est "l'ignoble recherche du profit par des firmes avides les amenant à truquer les marchés via des ententes de prix et à fixer des prix élevés pour dépouiller le consommateur".

Parmi les secteurs les plus décriés, La Tribune évoque le secteur de la viande «accusé de pratiques délictueuses» avec une augmentation des prix de 16% due à une entente de prix permise par la forte concentration du marché.

Le journal met en cause la passivité des banques centrales et les plans de relance survitaminées. «En réalité, les États-Unis et les autres pays payent le prix des mois de passivité des banques centrales qui ont sacrifié la stabilité des prix pour des relances survitaminées», affirme-t-il. Et d'argumenter: «maintenant qu'une inflation supérieure à 5% fait partie du paysage, les firmes individuellement n'hésitent plus ni à augmenter le prix de leurs produits ou services, ni à augmenter les salaires pour attirer ou retenir des collaborateurs».

La Tribune conseille à Biden s'il veut agir sur l'inflation, «de prendre les bonnes décisions en matière sanitaire et en matière de vaccination». Il serait inspiré de surseoir à ses plans de nouvelles dépenses publiques qui arrivent maintenant au plus mauvais moment. La Fed peut agir également en faisant preuve de plus de détermination et en durcissant plus rapidement sa politique monétaire.

Par Rachid Al Arbi
Le 11/01/2022 à 00h33