Crise des hydrocarbures: la riposte expliquée par Fouzi Lekjaa

Fouzi Lekjaa, ministre délégué auprès du ministre de l’Économie et des Finances, chargé du Budget.

Revue de presseFace à la hausse des prix du gaz, de l’électricité et du carburant, le ministre délégué chargé du Budget, Fouzi Lekjaa, a annoncé un ensemble de mesures visant à préserver le pouvoir d’achat des familles et à soutenir les professionnels du transport. Ces dispositifs représentent un effort budgétaire conséquent, mais sont jugés indispensables pour stabiliser les secteurs les plus vulnérables. Cet article est une revue de presse tirée de Finances News.

Le 02/04/2026 à 19h28

Face à la flambée des prix de l’énergie, le gouvernement a annoncé un ensemble de mesures destinées à protéger le pouvoir d’achat des ménages et à stabiliser les secteurs les plus vulnérables. «Lors du point de presse hebdomadaire ayant suivi le conseil de gouvernement du jeudi, le ministre délégué chargé du Budget, Fouzi Lekjaa, a détaillé trois dispositifs phares concernant le gaz, l’électricité et le transport», rapporte le magazine Finances News Hebdo.

La première mesure concerne le gaz butane, dont le prix restera inchangé pour les usages domestiques, malgré la forte hausse des cours internationaux enregistrée au cours du mois de mars. Pour soutenir concrètement les ménages, l’État prend désormais en charge 78 dirhams par bonbonne de 12 kg, contre 30 dirhams précédemment, soit un supplément de 48 dirhams par unité. Le coût estimé de cette mesure s’élève à 600 millions de dirhams par mois.

Le deuxième volet concerne l’électricité. Les tarifs restent stables pour les particuliers et les professionnels, malgré l’augmentation des coûts de production. Cette décision, qui pèse sur les finances publiques à hauteur de 400 millions de dirhams chaque mois, vise à éviter toute répercussion directe sur la facture des consommateurs.

Enfin, le gouvernement a relancé le mécanisme de soutien aux professionnels du transport, similaire à celui déployé entre 2022 et 2024. Du 15 mars au 15 avril, une subvention de 3 dirhams par litre de carburant est attribuée aux taxis, aux bus, aux transports scolaires et touristiques ainsi qu’au transport rural. L’objectif affiché est de préserver des conditions d’exploitation proches de celles d’avant la crise. «Le coût mensuel de cette mesure est évalué à 648 millions de dirhams, et un système informatique spécifique a été mis en place pour assurer le versement rapide des aides, effectif depuis la mi-mars», note Finances News.

Ces initiatives s’inscrivent dans une stratégie globale du gouvernement visant à limiter les conséquences économiques des tensions régionales et à soutenir les secteurs les plus exposés. Fouzi Lekjaa a souligné que, «malgré ces efforts, la situation des finances publiques reste solide et maîtrisée à fin mars 2026». Il a également rappelé que la commission ministérielle, présidée par le Chef du gouvernement, continue de se réunir en permanence pour suivre l’évolution de la conjoncture.

Le ministre a insisté sur l’importance d’une mobilisation collective pour que ces mesures atteignent leur objectif. Il a ainsi appelé les autorités locales et les instances de régulation à renforcer la surveillance des prix, afin de garantir que les aides bénéficient réellement aux destinataires prévus et de protéger les consommateurs contre toute forme de spéculation ou de manipulation.

Par La Rédaction
Le 02/04/2026 à 19h28