Si le Maroc est souvent salué pour la clarté de ses grandes orientations stratégiques, leur traduction concrète reste parfois inégale. Dans cette tribune, Anass Benaddi, spécialiste des Affaires publiques, analyse ce décalage et pointe un facteur clé souvent négligé: la faiblesse des corps intermédiaires, chaînon essentiel entre la vision de l’État et son appropriation par la société. L’enjeu n’est pas tant l’absence de cap que le déficit de relais capables de transformer la stratégie nationale en dynamique collective.